@Et hop !
Bonjour, — Je n’ai pas répondu à votre message, avant de faire votre connaissance. Mais je viens de trouver le temps, depuis quelques jours, pour vous lire, toujours en contexte. Cela a été pour moi très agréable. Maintenant, je peux répondre à votre message surprenant. Même si ma réponse sera critique, je vous connais maintenant assez pour savoir que vous avez déjà reçu des messages beaucoup plus incriminants que celui-ci et que vous le prendrez en bonne part.
J’ai d’abord été surpris parce que votre message était tout à fait hors propos. Vous prenez prétexte de la seconde partie de mon article pour exposer des idées assez confuses sur l’esclavage (un peu partout au monde), à partir du fait tout simple que je rédige depuis quelques années un essai sur le fait assez extraordinaire qu’on ne trouve nulle part en Amérique du Nord continentale (à l’exception de la côte du Pacifique) ni esclavage, ni, bien entendu aucun esclave. Vous nous sortez l’idée qu’on ne saurait le dire des Inuits. Je vous assure, puisque c’est le sujet de mon travail depuis de nombreuses années (essai qui paraîtra ce printemps), qu’on n’a jamais vu d’esclave dans aucun iglou des Esquimaux ! (voyez l’ouvrage de Nieboer qui étudie la question dans toutes les sociétés préhistoriques, partout au monde).
Vous accumulez ensuite des opinions et informations sans aucun rapport avec le simple fait que j’étudie la question du « non-esclavage » des Indiens de toute l’Amérique du Nord continentale. Pourquoi ? Cela ne concerne nullement mon article.
Et vous finissez par écrire « j’ai peine à croire que Lahontan ait pu écrire un pamphlet contre les jésuites ». D’abord, toute personne qui a lu les trois tomes de l’ouvrage de Lahontan (1702-1703) n’aura aucune peine à le croire. Ensuite, je vous donne le titre de mon livre qui explique la découverte d’un pamphlet « anonyme » anti-jésuite qui fait la preuve qu’il est de Lahontan (livre qui étudie la question sur 220 pages). Votre fion est donc intempestif.
Or, le plus important n’est pas là. Votre commentaire ignore complètement (et je dis bien complètement) le sujet et l’objet de mon article qui est une protestation et une dénonciation du fait très simple que l’Indigenous Language Digital Archives du Myaamia Center de l’Université de Miami me refuse l’accès au dictionnaire électronique illinois rassemblant les trois dictionnaires historiques des missionnaires Pinet, Gravier et Le Boullanger, alors que j’en ai besoin pour mon travail de recherche en cours et que le fichier informatique est un instrument irremplaçable. Étant donné mon expertise, ce refus est incroyable, inacceptable, criminel. Or, de cela, le sujet et l’objet de mon article, vous ne dites pas un mot.
Je comprends qu’avec cinq mille sept cent quatre-vingt-neuf commentaires, vous vous êtes donné le défi d’être le champion d’AgoraVox à ce sujet. Mais au vu de votre commentaire de mon article, je vois que vous commentez parfois des articles que vous lisez en diagonale et donc souvent, je suppose, de travers, comme c’est le cas de mon article.
Comme vous écrivez bien et facilement, peut-être qu’en revenant à mon article vous prendrez le temps de le relire et, surtout, de le commenter à nouveau de manière pertinente. C’est simple : il s’agit de dénoncer le comportement immoral de l’ILDA qui nuit sans raison au travail d’un chercheur.
Amicalement et sans rancune, « Et hop !, qui méritez parfois trop bien votre pseudonyme, — Gl>-