@ahtupic
Pas tout à fait. Minkowski a donné le cadre quadridimensionnel pseudo-euclidien, sur lequel Einstein à ajouté les variétés riemanniennes dans lesquelles se trouvent les géodésiques suivies par les corps massifs.
L’historique suivant pourrait apporter plus de clarté :
- Galilée découvre que les lois de la physique restent inchangées dans des référentiels dénommés depuis « galiléens »
- Newton construit une théorie de la gravitation dans laquelle les événements mécaniques évoluent dans un temps absolu et dans le cadre d’un espace euclidien tridimensionnel lui aussi absolu ; ses équations sont invariantes dans les transformations galiléennes,
- Maxwell unifie l’électricité et le magnétisme dans sa théorie de l’électromagnétisme, mais ses équations ne sont pas invariantes dans les transformations galiléennes ; elles le seraient dans des transformations lorentziennes,
- Einstein propose de privilégier l’électromagnétisme, au prix d’une adaptation drastique des lois newtoniennes ; l’espace et le temps sont reliés et relatifs, la vitesse de la lumière est une constante fondamentale, reliant énergie et matière, E = mc²,
- Minkowski propose une unification/interprétation « géométrique » en remplaçant le cadre euclidien par une espace-temps quadridimensionnel pseudo-euclidien ; il introduit la vitesse de la lumière dans l’expression du quadripoint, P = [ict,x,y,z], ainsi que le nombre imaginaire i assurant l’orthogonalité entre la dimension temps et les trois dimensions spatiales.
- Einstein géométrise la gravitation (champ et force) dans ce nouveau cadre, remplacée par la courbure d’une variété riemanienne à signature minkowskienne ; mais les trois autres champs et forces restent des contraintes physiques extérieures introduites « à la demande » dans l’expression d’un tenseur énergie-impulsion,
- Kaluza géométrise le champ électromagnétique en ajoutant une cinquième dimension « cachée », P = [ict,x,y,z,« a »] ; Klein propose de résoudre le paradoxe de la dimension cachée en la supposant compactée en un cercle de dimension planckienne,
- d’autres théories suivront dans le même esprit, on peut citer la SuperSymétrie et ses dix dimensions, P = [ict,x,y,z,a,b,c,d,e,f], les six dernières étant compactifiées dans des géométries compliquées (Calabi-Yau) ; certaines envisagent une dimension temporelle complexe - comme Itzhak Bars, dimensions - mais la communauté scientifique reste sceptique, les liens avec le « réel » semblent perdus.
- les théories quantiques sont des outils bien maîtrisés, les interprétations sont diverses, l’indéterminisme est sacralisé, les paradoxes installés, « tais-toi et calcule ».
- et tout cela dure depuis un siècle.
Voilà, voilà.