@jakem
Merci pour votre message qui va droit au but et ça fait du bien.
Vous avez raison : Brigitte Bardot n’était pas du genre à tourner autour du pot, ni à s’excuser d’être elle-même. Pas de diplomatie de salon, pas de langue de bois, juste une franchise qui dérangeait souvent. Et comme elle n’avait aucun mandat, aucun poste à défendre, elle pouvait se permettre cette liberté brute. C’est précisément ce qui la rendait si singulière : une célébrité qui n’avait pas besoin de plaire à tout prix pour exister.
Quant aux « gauchistes » que vous évoquez, on voit bien le schéma : quand l’un des leurs dérape, c’est toujours une « maladresse », un « dérapage contrôlé », une phrase « sortie de son contexte ». Pour les autres, c’est une condamnation immédiate, sans appel, sans nuance. Double standard classique et ça lasse.
BB n’a jamais prétendu être un modèle moral. Elle a été dure avec son fils, oui, et elle l’a admis publiquement. C’est une blessure qui reste entre eux, et personne n’a à s’en faire un drapeau. Mais elle n’a pas fait de mal intentionnel à la société : elle a juste refusé l’hypocrisie. Elle a défendu les animaux avec une rage sincère, elle a aimé sans filtre, elle a dit ce qu’elle pensait, point.
Et pour le reste… on voit bien que certains supportent mal les « blonds aux yeux bleus » qui ne rentrent pas dans leur moule idéologique. Ça frise parfois le ridicule, comme vous le dites.
Bref, BB était imparfaite, entière, et libre. Et c’est exactement pour ça qu’elle reste, pour beaucoup, plus « vraie » que bien des figures qui se drapent dans une vertu fabriquée.
Merci encore pour votre franchise.
Ça change agréablement des faux-semblants.