Bonjour @juluch,
Merci pour votre commentaire toujours aussi franc et lucide. J’apprécie la façon dont vous posez les choses sans détour.
Vous avez tout à fait raison de rappeler que l’époque du Shah Mohammad Reza Pahlavi n’était pas un paradis : corruption, autoritarisme, rôle envahissant de la Savak… ces ombres ont existé et ont contribué au mécontentement qui a mené à 1979. Personne de sérieux ne le nie et je l’ai toujours dit clairement dans mes écrits.
Mais ce que l’on voit aujourd’hui, ce n’est pas un appel à recréer exactement le même système. Reza Pahlavi lui-même ne propose pas un retour autoritaire : il appelle à un référendum libre pour que le peuple choisisse la forme du régime (monarchie constitutionnelle ou république), avec séparation stricte entre religion et État, pouvoir réel aux élus, et une transition non violente. C’est une monarchie symbolique et démocratique, pas un régime absolu.
Quant à la révolution islamique qui a suivi : vous le dites très bien, elle a multiplié les guerres, le terrorisme, la course au nucléaire, l’isolement et la misère. 46 ans plus tard, le bilan est accablant, et les manifestants dans les rues ne veulent plus de cela non plus.
Et sur votre point final – « les tyrannies finissent toujours par s’effondrer, et un peu d’aide discrète peut accélérer le processus » –, je suis complètement d’accord. L’Histoire le montre partout : quand le peuple est prêt et uni, même les régimes les plus durs craquent. C’est exactement ce qui se joue en ce moment en Iran.