Très
beau texte à la clarté et cohérence impressionnantes.
Je n’ai qu’une demi-réserve.
« (mot fourre-tout à la mode avec
extrême-droite quand on veut ridiculiser quelque chose sans avoir d’arguments). »
Je
suis d’accord que la stigmatisation sans points précis cités à l’égard de l’extrême-droite
est une erreur. Parce qu’il ne manque pas d’éléments pour ainsi qualifier une
bonne partie de ses discours idéologiques, de ses procédés de propagande et de ses actes et choix et que cela lui
permet de jouer à l’occasion la carte de la victimisation. Je n’ai d’ailleurs
pas confiance non plus en ceux qui usent de l’extrême-droite comme d’un
épouvantail afin de se dispenser eux-mêmes de dire précisément quels sont leurs
propres engagements ni comment ils
comptent s’y prendre.
Enfin,
il me semble que question stigmatisation et caricature, ce n’est pas celle-ci
qui est la plus à plaindre dans le traitement médiatique global auquel elle a
droit, loin de là. Et que dans cette dimension, globalement elle-même ne laisse pas sa part au chat comme on dit.
Je
pense aussi que ces pratiques au point où elles ont été poussées et ce que cela
présuppose à savoir que la classe moyenne et populaire est composée d’un nombre
non négligeable d’imbéciles faciles à dresser avec des sondages et la
répétition sans fin d’espèce de codes langagiers, ont fini fort heureusement par devenir contre-productives.