@Eric F
Et une étude comme celle-ci, de décembre 2021, est « particulièrement parlante » !
« Acute Effects of Particulate Matter on All-Cause Mortality in Urban, Rural, and Suburban Areas, Italy »
https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC8701500/
L’étude montre que la pollution particulaire a un effet mesurable, rapide et significatif sur la mortalité toutes causes dans toute l’Italie, indépendamment du degré d’urbanisation du territoire.
Les « pics de pollution » sont suivis de pics de mortalité, souvent dans les 5 jours suivants !
Ces effets se retrouvent dans les zones à forte pollution comme dans les zones moins denses.
Ces associations persistent même à des niveaux de pollution inférieurs aux seuils OMS actuels.
Ce que cette étude de Renzi et al. (2021) démontre, combiné à la physique des inversions thermiques, c’est que :
— Dans les régions où les inversions thermiques se forment (vallées entourées de reliefs, plaine du Pô, Piémont, vallée du Rhône, Grand‑Est français), l’air reste stagné au sol, concentrant les particules fines (PM₂,₅, PM₁₀) et autres polluants.
— L’exposition à ces pics de pollution entraîne des hausses mesurables de mortalité toutes causes dans les jours qui suivent (0–5 jours selon l’étude).
— Par conséquent, la mortalité dans ces bassins de vie est nécessairement plus élevée pendant ces épisodes que dans des régions non exposées à des inversions thermiques (Latium, littoral atlantique français, Bretagne, etc.).
Autrement dit : la mortalité saisonnière n’est pas “aléatoire” ni due à une infection virale, elle est directement corrélée aux conditions locales d’air et à la physique de la stagnation atmosphérique.
Mais on peut « tricher » en « globalisant » les données au niveau national et ainsi nuire à la compréhension du phénomème qui devrait s’analyser par « bassins de vie ». Et, on peut, comme vous le faites, devenir un « dénialiste » de la « réalité parfaitement observable » depuis plusieurs décennies !