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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@sylvain

Votre agressivité n’aide en rien la pertinence de votre analyse. Personne ne nie, et certainement pas moi dans cet article, les enjeux énergétiques ou la rivalité avec la Chine. L’Histoire n’est jamais faite d’une seule couleur.

Cependant, l’argument consistant à invoquer Mohammed ben Salmane pour justifier l’impunité de Nicolás Maduro est un raccourci fallacieux. La géopolitique est le règne du cynisme et des rapports de force, pas celui de la cohérence morale. Que les États-Unis pratiquent une politique de « deux poids, deux mesures » est une évidence historique, mais cela n’efface en rien les chefs d’inculpation précis qui pèsent sur Maduro : le narcotrafic et le pillage systématique des ressources de son propre pays.

Quant au pétrole, n’oubliez pas que sous Maduro, la production vénézuélienne s’est effondrée par simple incurie technique et corruption interne, bien avant les sanctions. Enfin, la comparaison avec Noriega — que vous éludez — montre que Washington n’hésite pas à briser ses propres alliés quand ils deviennent encombrants. Mon rôle d’historien est d’analyser ces mécaniques de puissance, pas de distribuer des brevets de vertu à l’un ou à l’autre.


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