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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@tinga1

Votre commentaire illustre parfaitement la confusion entre l’analyse géopolitique et le réquisitoire idéologique.

Sur le trafic de drogue : personne ne conteste que les États-Unis sont le premier marché de consommation. C’est précisément pour cela que la justice américaine dispose d’un arsenal législatif extraterritorial pour frapper les fournisseurs. Qu’il y ait des complplicités internes aux USA est une évidence, mais cela n’enlève rien à la responsabilité des dirigeants vénézuéliens qui ont transformé les structures de leur État en logistique pour le trafic de drogue à grande échelle.

Quant à vos accusations de « pédocriminalité » ou de « génocide fondateur », elles relèvent de la polémique stérile et des théories du complot qui n’ont aucune place dans une analyse sérieuse des relations internationales. Nous parlons ici de la chute d’un régime criminel qui a provoqué l’exode de 8 millions de personnes.

Avoir les « les pieds sur terre », c’est refuser de justifier les crimes d’un dictateur au motif que ses accusateurs ne seraient pas parfaits. Le cas Noriega l’a prouvé : les USA ont jugé et condamné leur propre allié quand il a franchi la ligne rouge du narcotrafic. Maduro n’est pas une victime de la morale, mais un acteur d’un système mafieux qui a fini par imploser. Restons-en aux faits.


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