@Christophe
Un véritable historien ne se contente pas de compiler des liens internet depuis son salon ; il confronte ses analyses à la réalité du terrain, parfois au péril de sa vie, pour témoigner des faits tels qu’ils se produisent. C’est ce que j’ai fait pendant toute ma carrière.
Votre déni concernant le « Cartel de los Soles » est balayé par les rapports de l’OEA et les témoignages de dizaines de hauts gradés vénézuéliens ayant fait défection. Quant au Panama, s’il était le « jardin » des USA, cela rend l’intervention de 1989 encore plus comparable : Washington n’hésite jamais à frapper ses propres alliés (Noriega) ou ses voisins dès lors qu’ils deviennent des narco-États menaçant sa sécurité.
Sur vos chiffres : comparer le transit via le Guatemala (route de passage) à celui du Venezuela (plateforme de logistique d’État) est une erreur d’analyse fondamentale. Le Venezuela ne cultive peut-être pas la coca, il en assure l’exportation massive sous protection militaire.
Enfin, invoquer la « dédollarisation » ou les BRICS comme causes uniques est une lecture monocausale qui ignore la tragédie humaine : 8 millions d’exilés ne fuient pas pour le Yuan ou le pétrole, ils fuient un système mafieux qui a fait faillite et qui les laisse crever de faim. La réalité se vit sur le terrain, elle ne se décrète pas derrière un écran.