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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@Thot

À la différence de vous, je connais le Venezuela pour m’y être rendu. Ce n’est donc pas une vision théorique que je propose mais un constat basé sur l’observation directe des rouages du système et de la réalité sociale du pays.

L’embargo n’est pas une « promenade de santé », mais prétendre qu’il est la cause première de la ruine du pays est une contre-vérité historique. L’outil industriel pétrolier a été démantelé de l’intérieur par l’incompétence et le népotisme bien avant les sanctions majeures. Quant à votre « alternative crédible », la réalité est qu’elle a accouché d’un système qui a poussé 25 % de sa population à la fuite. On n’assassine pas une « alternative » qui s’effondre d’elle-même sous le poids de sa propre corruption.

Comparer Maduro à Allende ou Sankara est une insulte à leur mémoire. Allende n’a jamais transformé son état-major en cartel de la drogue.Je ne cherche pas un « équilibre » artificiel entre le bourreau et les victimes mais une analyse de la trajectoire d’un État devenu mafieux. Le « jugement équilibré » que vous réclamez n’est souvent qu’un paravent pour ne pas voir l’évidence : Maduro n’est pas tombé pour ses idées mais pour ses crimes de droit commun qui ont affamé son peuple.


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