@Christophe
Votre déni concernant le rôle du Venezuela dans le narcotrafic se heurte à une réalité documentée qui dépasse largement le cadre des services américains.
Prétendre que le pays n’est pas une « plateforme logistique » parce qu’il ne cultive pas de coca est une erreur d’analyse majeure. Le rôle d’un État-pivot dans le trafic est celui d’un facilitateur sécurisé. Ce ne sont pas des théories, mais les rapports de l’OICS (ONU) et de l’OEA qui décrivent depuis des années la montée en puissance du Cartel de los Soles. Le transit ne se fait pas par des sentiers de jungle, mais par des aéroports et des ports de commerce sous contrôle militaire direct. Les saisies records dans les ports européens de cargaisons provenant de terminaux vénézuéliens sécurisés sont des faits matériels, pas des « inventions ».
Quant à votre rejet des « sentiments compassionnels », l’Histoire n’est pas qu’une affaire de chiffres froids ; l’exode de 8 millions de personnes est un fait social et politique massif qui atteste de la faillite totale d’un système. Nier cette réalité au nom d’une prétendue rigueur factuelle est un contresens historique.
Enfin, vos attaques personnelles sur ma qualité d’historien ne masqueront pas votre incapacité à répondre sur le précédent Noriega. Ce cas démontre que pour Washington, le narcotrafic est le point de rupture qui annule toute immunité, que l’on soit un allié historique ou un adversaire. Un historien analyse ces constantes mécaniques de puissance sur le terrain et dans les archives, il ne se contente pas de réciter des dogmes idéologiques derrière un écran.