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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@Christophe

Merci de confirmer mon analyse par vos propres chiffres. Une augmentation de près de 60 % des flux en cinq ans (de 159 à 249 tonnes) au moment même où l’économie vénézuélienne s’effondrait totalement ne fait que démontrer la transformation du pays en plateforme logistique d’État.

En tant qu’historien, j’analyse les structures, pas seulement les volumes. Pendant que la Colombie, malgré l’explosion de sa production, lutte contre les cartels, l’État vénézuélien, lui, a intégré le trafic à ses propres institutions militaires (le Cartel de los Soles). C’est précisément cette « institutionnalisation » du crime qui a déclenché les procédures judiciaires internationales et le parallèle avec le cas Noriega au Panama.

Confondre le pays de production (Colombie) avec la plateforme de blanchiment et d’exportation protégée par l’armée (Venezuela) est une erreur d’analyse élémentaire. Vos chiffres sont des faits, mais votre interprétation reste au niveau du « narratif » idéologique que vous prétendez dénoncer. Puisque vous semblez incapable de distinguer un flux de transit d’une complicité d’État, toute discussion sérieuse avec vous est manifestement impossible.


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