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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@Christophe

Votre persistance dans l’erreur comptable finit par devenir lassante. En histoire comme en droit, on ne juge pas un crime au prorata du volume global, mais à sa nature.

Comparer la Colombie et le Venezuela sur la seule base du tonnage est une aberration analytique. La Colombie est un pays producteur qui lutte — avec l’aide des USA — contre des cartels qu’elle combat militairement. Le Venezuela, lui, a transformé ses propres institutions et son armée en cartel. On n’attaque pas un pays qui collabore à la lutte contre la drogue, on neutralise un État qui en est devenu le parrain logistique et le blanchisseur.

C’est là que vos « 5 % » deviennent insignifiants : ce qui importe, c’est que le Venezuela est devenu un sanctuaire d’État, une zone d’impunité totale garantie par le sommet du pouvoir. C’est précisément cette bascule institutionnelle qui a scellé le sort de Maduro, tout comme elle avait scellé celui de Noriega.

Votre incapacité à distinguer un pays en guerre contre la drogue d’un État-mafieux prouve que, malgré vos chiffres, l’analyse des mécanismes de pouvoir vous échappe totalement. Inutile de poursuivre ce dialogue de sourds : vos pourcentages ne masqueront jamais votre déni de la réalité institutionnelle.


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