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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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Bonjour @pasglop,

Vos interrogations touchent au cœur du basculement actuel : nous sortons de l’ère du droit international tel qu’il a été conçu après 1945 pour entrer dans celle du fait accompli et de la puissance brute.

Sur le plan légal, vous avez raison : le corpus juridique américain ne peut techniquement pas s’étendre partout, mais il s’impose par l’usage de la force et l’extraterritorialité de son système financier. Le précédent vénézuélien (ou celui de Noriega avant lui) montre que la qualification de « menace pour la sécurité nationale » ou de « narcotrafic d’État » sert de levier pour contourner la souveraineté classique.

L’UE, dépourvue de puissance militaire intégrée et de vision stratégique autonome, risque effectivement de se retrouver spectatrice face à des pressions sur le Groenland ou le Canada. Quant à la Chine, elle observe attentivement : si l’ordre occidental se permet de « verrouiller » son pré carré par la force, elle y verra une validation de sa propre doctrine pour ses ambitions régionales. Nous assistons à une fragmentation du monde où la justification légale n’est plus qu’un habillage de la volonté de puissance.


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