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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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@ZenZoe

Je vous remercie pour ce message détaillé mais vous commettez une erreur d’analyse majeure en me prêtant une « dévotion » envers les États-Unis que je n’ai jamais eue.

Si vous preniez le temps de consulter mon profil, vous constateriez que j’ai été un proche et un conseiller de Norodom Sihanouk, une figure historique dont l’engagement pour le non-alignement et l’indépendance nationale face aux pressions américaines n’est plus à prouver. Ma lecture des événements n’est donc pas celle d’un « fan » des USA, mais celle d’un historien qui observe des constantes géopolitiques.

Je ne considère pas les Américains comme des « justiciers », mais comme des acteurs de puissance qui appliquent une doctrine constante : la neutralisation de ce qu’ils considèrent comme des menaces directes. Le cas de Noriega, comme celui de Maduro, n’est pas une question de morale ou de « bien », mais de mécanique de force contre un État-mafieux.

On peut déplorer l’affaiblissement des institutions internationales et la brutalité de l’impérialisme, mais il faut regarder la réalité en face : quand un État se transforme en cartel, il perd de facto sa protection souveraine dans le jeu des puissances. Ce n’est pas une approbation de la méthode, c’est un constat clinique des rapports de force. Ma liberté d’analyse consiste précisément à ne pas céder à l’émotion idéologique, qu’elle soit pro ou anti-américaine.


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