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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Venezuela : pourquoi la capture de Maduro est le remake nécessaire (mais contesté) de l'affaire Noriega


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Bonjour @mursili,

Votre constat est d’une lucidité implacable. La comparaison avec la fin de la SDN est particulièrement pertinente : l’ONU n’est plus, dans ce type de dossier, qu’un forum de discussion déconnecté des réalités opérationnelles.

Nous assistons effectivement à la fin de « l’illusion multilatérale » née après 1945. Le droit international n’a jamais été qu’un consensus entre puissances ; dès lors que ce consensus vole en éclats, c’est la realpolitik et la capacité de projection de force qui reprennent leurs droits. Dans le cas du Venezuela, les États-Unis n’ont pas cherché l’aval d’une légalité internationale qu’ils jugent paralysée, mais ont agi selon une logique de « nettoyage » de leur zone d’influence face à un État-mafieux.

Le danger que vous soulignez est réel : le retour aux empires nucléaires qui définissent eux-mêmes leurs propres règles. Quant aux « naïfs » dont vous parlez, le SAV de ces politiques impériales aura de plus en plus de mal à convaincre, tant la contradiction entre les discours moraux et les méthodes employées devient flagrante. Nous entrons dans une ère de cynisme géopolitique assumé, où la seule question qui reste est celle du rapport de force. Nous ne pouvons que constater, avec une certaine amertume, que la « paix par le droit » n’aura été qu’une brève parenthèse.


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