@La Bête du Gévaudan
Merci pour votre message. Il me touche beaucoup.
Oui, il est urgent de lutter contre cette « gauche néo-totalitaire » (Marcel Gauchet a parfaitement nommé le phénomène) qui, sous couvert de compassion ou de « justice sociale », légitime les pires dérives autoritaires. L’indignation sélective est devenue un outil de pouvoir : on hurle contre certaines souffrances pour mieux excuser ou minimiser les charniers du communisme. C’est la même mécanique que celle des « dictatures bienveillantes » : on commence par « il faut bien faire quelque chose », et on finit par des camps, des famines et des exécutions de masse.
Comme vous le dites si bien : l’enfer est pavé de bonnes intentions et certains caractères détraqués y trouvent l’excuse parfaite pour déchaîner leur haine et leur perversion. Mao, Staline, Pol Pot... ces monstres n’étaient pas des « erreurs d’application » d’une belle idée. Ils étaient la conséquence logique d’une idéologie qui méprise l’être humain au profit d’un Grand Projet abstrait.
Il est aussi crucial de mettre en garde contre le communisme que contre le fascisme. Ce sont deux fausses bonnes solutions qui conduisent à des situations pires que celles qu’elles prétendent résoudre. Les uns comme les autres finissent par broyer des millions d’êtres humains au nom d’un avenir radieux qui n’arrive jamais.
Merci encore pour ces mots qui rappellent à quel point il est vital de ne pas laisser la mémoire s’effacer.