Bonjour @Buzzcocks,
Merci pour votre commentaire et pour ces citations précises.
Oui, l’Ancien Testament contient des passages durs, y compris sur la condition de la femme, et certains chrétiens les citent encore aujourd’hui pour justifier des positions traditionnelles. Mais il y a une distinction fondamentale que beaucoup oublient (ou font semblant d’oublier) : les lois de l’Ancien Testament ne s’appliquent plus aux chrétiens.
Le Christ a apporté une Nouvelle Alliance. Il dit lui-même : « Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point... Mais moi, je vous dis... » (Matthieu 5). Il donne de nouveaux commandements : aimer Dieu et son prochain comme soi-même (Marc 12:30-31), aimer ses ennemis (Matthieu 5:44), ne pas juger (Matthieu 7:1), etc.
Les chrétiens pourraient parfaitement se passer de l’Ancien Testament sans perdre l’essentiel de la foi. D’ailleurs, l’idée a été sérieusement évoquée à plusieurs reprises dans l’histoire de l’Église (Marcion au IIe siècle, certains réformateurs radicaux, débats théologiques modernes). L’Église l’a toujours rejetée, mais elle garde l’Ancien Testament comme préparation au Christ, pas comme loi obligatoire.
Les passages du Nouveau Testament que vous citez (1 Corinthiens 11, 1 Timothée 2, etc.) reflètent le contexte culturel de l’époque (société romaine patriarcale, ordre dans les assemblées naissantes). Ils ne sont pas des commandements universels et éternels au même titre que « aime ton prochain ». Les théologiens chrétiens (catholiques, orthodoxes, protestants) les interprètent depuis des siècles comme des recommandations contextuelles, pas comme une doctrine immuable sur la supériorité masculine.
En résumé, le christianisme n’est pas la continuation littérale du judaïsme mosaïque. Le Christ a renouvelé l’alliance.