m@Buzzcocks
Vos relations sur la résistance m’énervent. Ces tartes à la crème servies à toutes les sauces sont des justifications a postériori des pires collabos.
1) Après l’été 1940, la plupart des hommes en age de se battre sont prisonniers en Allemagne. Plus de 2 millions de prisonniers, la sidération de la défaite. A peu de choses près, seuls les ouvriers (dont beaucoup de communistes) des industries essentielles sont en France, et les ordres du parti sont de faire profil bas (même si beaucoup d’entre eux rongent leur frein). Les fonctionnaires sont sommés de faire allégeance à Vichy.
2) Ça change assez vite, puisque les jeunes restés en France vieillissent, et que des prisonniers rentrent. Assez vite, tout naturellement, la contestation monte dans la jeunesse, plus Barbarossa, qui fait sortir les communistes du bois.
3) Mais enfin, qu’est-ce que vous croyez ? Qu’il suffisait de frapper à la bonne porte et de dire : « Bonjour, je voudrai entrer dans la résistance ? ». Aucun réseau n’aurait tenu plus d’un mois dans ces conditions. Et même en sélectionnant les gens le plus soigneusement possible, combien de réseau démantelés à cause de traitres ? Sans compter que beaucoup de résistants incognitos sabotaient et espionnaient au cœur même de l’administration vichyste. Efficace, mais quasiment invisible par le grand nombre.
4) Reste la résistance passive de beaucoup, semble t-il assez active, au vu du nombre de Juifs qui échappent à la déportation en France, très important, et des renseignements militaires que les alliés collectent avec une grande facilité sans avoir besoin de beaucoup d’efforts...