Buongiono Giuseppe
Pourquoi faire tourner le « terrible » dans un enclos, qui se limite à la russie....
Je sais, vous voulez, que chacun reste dans son pré carré, et que celui ci, corresponde à la vindicte du moment, Alors si les racines sont profondes, pourquoi ne pas les exhumer....
N’empêche, que les « exactions » de l’un, rebondissent dans l’histoire, comme un son, qui fait des ronds dans le temps, et s’échappent, de la géole mentale, où on voudrait les tenir enfermés
Tenez, Giuseppe, prenons le cas du Sultan Mourad, le padischah, l’empereur, le calife...
« Mourad, fils du sultan Bajazet, fut un homme Glorieux, plus qu’aucun des Tibères de Rome
Dans son sérail veillaient des lions accroupis
Et Mourad en couvrit de meurtrres les tapis
On y voyait blanchir des os entre les dalles
Un long fleuve de sang de dessous ses sandales
Sortait, et s’épandait sur la terre, inondant l’Orient, et fumant dans l’ombre à l’occident.
Il fit un carnage avec son cimetere
Que son cheval semblait au monde une panthère
Sous lui Smyrne et Tunis, qui regretta ses beys
Furent comme des corps qui pendent aux gibets
Il fut sublime, il prit, mêlant la force aux ruses
Le Caucase aux Kirghis et le Liban aux Druses
Il fit après l’assaut, pendre les magistrats
D’Ephèse, rouer vif les prêtres de Patras
Grâce à Mourad, suivi des victoires rampantes
Le vautour essuyait son bec fauve aux charpentes.... »«
Voyez Giuseppe, la gloire de la vindicte, comme elle perdure, et personne pour la museler.
Pensez, à cet Empire Ottoman, et à ce Mourad IV qui interdisait le café, et même, considerait cet acte de consommation, comme un » grand péché " dénoncé par le Coran, et qui conduisait les amateurs de kahveh, à être cousus dans un sac en cuir, et à être balancés, vivants, dans le Bosphore.....
Giuseppe, que dire des Empires, des hommes qui les ont forgés, leur morale, et l’histoire qu’ils ont gravé ?
Qui sommes nous, pour avoir un regard pesant sur le passé, sachant qu’il a accouché du présent, present auquel, nous sommes aveugles ?
Bien à vous Giuseppe.