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Commentaire de Étirév

sur Le temple de la République n'est pas l'annexe du temple de Jérusalem


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Étirév 15 janvier 20:38

LES MACCHABÉES
Le récit des persécutions d’Antiochus et des guerres des Macchabées fait l’objet des livres qui portent leur nom (les Macchabées).
Le premier livre parut en hébreu vers 100, il est intitulé « le Premier Livre des Macchabées » et a été traduit en grec. C’est cette traduction qui nous reste. Deux autres Livres des Macchabées ont été composés en Egypte ; ils sont postérieurs à notre ère et ont peu de valeur.
Le premier Livre des Macchabées est l’unique source qui nous permette de connaître ces temps troublés. C’est par lui que nous apprenons qu’une destruction de livres eut lieu lors des persécutions d’Antiochus. Les intendants du roi, secondés par les Juifs apostats, « déchirèrent et brûlèrent au feu les livres de la Loi qu’ils trouvèrent. Et ceux chez qui l’on trouvait un Livre de l’Alliance et ceux qui prenaient plaisir à la Loi étaient condamnés à mort par ordre du roi » (I, 59, 60).
Or, ce livre persécuté, c’est le Sépher. Et c’est au moment où on le supprime de cette façon violente que se répand la traduction grecque de ce Livre, devenu la Bible.
Ces faits sont une révélation, ils nous apprennent que cette mauvaise traduction souleva des récriminations et que c’est pour les étouffer qu’on persécuta ceux qui réclamaient.
Les partisans de la Version des Septante étaient appelés avec mépris hellénistes ou grécisants par ceux qui lisaient le Sépher en hébreu.
Quelle triste époque ! Quel effondrement de l’ancien monde et quel désordre pour le remplacer !
Et les principaux événements survenus en Palestine au 2ème siècle nous montrent des hommes luttant pour le pouvoir et guerroyant autour du Temple que les partis se disputent.
Aussi, ceux-ci suffisent pour montrer que ce qu’on avait fait de la « Religion », ce qu’on lui substitue n’a plus rien de religieux.
Voilà ce qu’était la prêtrise dans la religion judaïque de cette époque. Le Judaïsme ayant renversé l’Israélisme, il est utile de montrer le contraste qui exista entre ces deux formes religieuses. On comprendra mieux après cela la haine des Israélites, les fidèles de la dispersion (Diaspora), pour les Juifs, et cela nous permettra de faire comprendre les luttes de ces deux partis qui devaient avoir des destinées si différentes. Les Juifs, en effet, furent en partie les vrais fondateurs de la seconde forme du Christianisme qui triompha, et disparurent dans le monde catholique ; les Israélites se répandirent dans toutes les nations de l’Europe. Et, comme le renégat accuse toujours ses ennemis de sa propre trahison, on vit alors les anciens Juifs, devenus néo-chrétiens, couvrir de mépris les fidèles Israélites en les appelant « vils Juifs », c’est-à-dire en leur donnant le nom sous lequel ils avaient été méprisés eux-mêmes.
NB : DE L’ISRAÉLISME AU JUDAÏSME
Le jour du Sabbat, les hommes suspendant tout travail avaient le loisir d’être tout à la Déesse aimée ; c’était le jour con-sacré. La Religion ainsi comprise était vraiment humaine et morale. En même temps, elle était simple comme toutes les conceptions féminines, sans apparat, sans exagération, sans rien de surnaturel. Le régime social qui en résultait était basé sur la justice intégrale, sur des mœurs pures, sur une vraie fraternité. Telle fut la forme de la primitive religion Israélite. Les sacerdotes lui substituèrent le Judaïsme, culte impie dans lequel la « Divinité unique » du Sépher est cachée dans le silence, couverte d’un voile mystérieux.
Pendant 516 ans, c’est-à-dire depuis la mort de Myriam jusqu’à la mort de Salomon (975 ans avant notre ère), le peuple d’Israël ne forma qu’une nation. C’est sous le régime gynécocratique que le peuple d’Israël avait existé jusque-là, et c’est sur ces fondements que nous allons voir Salomon étayer sa puissance et régner en homme, c’est-à-dire en conquérant cherchant à agrandir son royaume et en ambitieux cherchant à augmenter sa fortune.
C’est après la mort de Salomon que la nation se divisa en deux Royaumes. C’est ce qu’on appelle « le schisme de Juda ». Le pouvoir ainsi divisé amena la division de toutes les institutions qui régissent la vie morale. C’est à partir de ce moment que la tribu de Juda prend de l’importance et que le nom qu’elle se donne, « Iehoudim » ou « Yehudim », figure dans l’histoire. Dans le « Livre des Rois », on trouve ce nom pour la première fois pour désigner les révoltés de Juda.
C’est de ce nom qu’on fera « Judæi », et de Judæus, qui signifie « de la Judée », on fera Juif.
La première tribu révoltée, Juda, laissera dans l’histoire un nom synonyme de trahison.
C’est pendant le séjour des Judéens à Babylone (VIème siècle avant notre ère) que les hommes, enhardis par ce qu’ils voyaient faire autour d’eux, se perdirent tout à fait. Sous l’influence démoralisatrice des Babyloniens, ils acquirent de nouveaux défauts. Jusque-là, ils avaient été turbulents, envahisseurs par moments, cruels quelquefois, mais ils avaient cependant gardé au fond de l’âme le respect de Hevah, l’Esprit féminin, ils avaient même respecté la vérité, n’osant pas encore s’affirmer dans le mensonge et se cacher sous la ruse. Les Babyloniens, maîtres en ces matières, devaient leur en donner l’exemple ; leur ville, qui allait bientôt disparaître de la scène du monde, était entrée en pleine décomposition morale. Les vainqueurs Chaldéens, en attaquant les hébreux, avaient, en plus du souci de détruire leurs institutions gynécocratiques, celui de les asservir ; il n’est donc pas étonnant que, dans ce milieu misogyne, les Juifs se soient affermis dans leur révolte contre Hevah, et que, entraînés par l’exemple, ils aient conçu l’idée d’instituer une religion nouvelle, dans laquelle le Prêtre aurait la première place en même temps que les honneurs et les bénéfices du sacerdoce. C’est donc de cette époque qu’il faut dater la nouvelle période religieuse des Juifs, l’origine du Judaïsme, venant renverser le premier culte, la vraie religion, pour lui en substituer une « qui n’est pas religieuse ».
La folie des hommes n’a d’égale que la folie des dieux qu’ils ont créés.
La dissolution religieuse et morale des Juifs engendra une littérature exubérante dans laquelle les scribes et les docteurs, pétris d’orgueil, épuisèrent leur science en de vaines et puériles subtilités. Ils étaient fanatisés par les idées nouvelles que la mauvaise traduction du Sépher (devenu la Genèse) avait fait naître et, sur ces traditions faussées, édifièrent une nouvelle Loi. Aussi, il ne faut pas confondre les Juifs et les Israélites, comme sans doute le faisaient les Romains, et comme le font encore presque tous les historiens modernes. Les Sémites formaient deux partis en lutte. Les Israélites restèrent toujours séparés du monde juif, qui représentait pour eux l’usurpation du pouvoir religieux. La confusion qui s’établit entre les Juifs et les Israélites commence au premier siècle. Les Juifs, qui sont partout méprisés, se font appeler « fils d’Israël », croyant par cette supercherie reconquérir l’estime perdue. Au commencement du premier Christianisme, ce sont eux que l’on considère comme des pharisiens hypocrites, des « Hommes sans Thorah », des « Sépulcres blanchis » qui imposent aux autres des devoirs qu’ils ne remplissent pas eux-mêmes et créent dans la société une aristocratie factice basée sur les privilèges qu’ils se donnent. D’un « royaume divisé contre lui-même », ils forment des sectes qui se détestent et se méprisent entre elles autant qu’elles détestent et qu’elles méprisent le genre humain. Combien ils sont loin de l’antique esprit d’Israël, ces hommes avilis et prétentieux à la fois, livrés à d’incroyables superstitions et à un sordide appât du gain ! Leur esprit obscurci ne leur permet plus de comprendre la Thorah dont le sens leur échappe, la lettre seule les attache et ils la réduisent à une casuistique ridicule et frivole.
À la médiocrité, ces fanatiques ajoutent la violence. Après avoir fait eux-mêmes une « nouvelle Loi », on verra surgir des zélotes (zélateurs de la Loi) qui, armés du fer sacré, tueront pour la moindre infraction aux prescriptions dites mosaïques. Derrière eux viendront les sicaires (en latin « sicarii », les hommes à couteaux) qui feront couler des flots de sang. Cette nouvelle Loi (la Loi de l’homme qui est destinée à remplacer celle de la Femme) est surtout exprimée dans le Talmud et le Deutéronome (Deutéronome veut dire « deuxième Loi »).
Sous, le règne d’Agrippa Ier, vers 40, parut le « Livre de la Sagesse », appelé en grec « Sagesse de Salomon », livre écrit dans le but de justifier Salomon, le fondateur de la royauté masculine et le véritable promoteur de la révolte des Juifs contre Israël.
C’est à ce moment où toutes les idées sont perverties et où l’on veut justifier l’homme et le glorifier, qu’on crée la légendaire sagesse de ce roi, alors qu’il fut débauché (le chapitre 11 du premier livre des Rois lui donne 700 femmes et 300 concubines). L’histoire a voulu couvrir de gloire l’homme qui fut le premier roi, le vainqueur de la Gynécocratie, et c’est pour cela qu’on lui attribue toute la gloire de « David », qu’on le représente comme l’auteur de nombreux ouvrages qui sont des œuvres de sa Mère et particulièrement de ses livres de Science naturelle. Cependant, les lois de la psychologie démentent ce fait ; c’est qu’il n’est pas possible qu’un homme débauché soit un sage, un penseur, un savant. Celui qui a 700 femmes et 300 concubines n’écrit pas des ouvrages de science.
Rappelons que « David » est la traduction du nom hébreu « Daud », nom féminin qui était celui de la dernière souveraine, Reine et Mère de Salomon, qui fut martyrisée à Jérusalem après y avoir régné 33 ans.

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