@Emmanuel Aguéra
La loi de 1905 n’interdit pas, au contraire, elle autorise et protège.
Il en résulte un non-sujet, sauf pour ceux qui en feraient commerce politique.
La loi de 1905 n’étend pas la liberté de culte à des pratiques qui seraient interdites par d’autres loi.
Il y a en France diverses lois qui sont destinées à protéger le bien-être animal et à éviter les souffrances inutiles. Et aussi des lois qui servent à éviter les risques sanitaires.
Rien n’oblige le gouvernement à faire exception à ces lois pour des pratiques d’un autre âge au motif de liberté de pratique religieuse. À force de tolérance, on tolère l’intolérable sans y être obligé. Si une religion préconisait le cannibalisme, l’état serait pourtant bien forcé d’en interdire la pratique.
Qu’est-ce qu’on reproche à l’abattage rituel (halal ou cachère) ?
- Souffrance animale. Il n’y a pas d’étourdissement. L’animal se voit mourir et agonise pendant de nombreuses minutes.
- Risques sanitaires. Au lieu de ne sectionner que les vaisseaux sanguins comme l’exige la loi sur l’abattage, lors de l’abattage rituel, c’est toute la structure du cou qui est sectionnée jusqu’à la colonne vertébrale, trachée et œsophage. Il y a un risque de contamination de la viande par des bactéries comme O157 contenues dans l’estomac de l’animal.
- Financements obscurs. La certification halal a un prix qui est payé à certaines mosquées. Cet argent disparaît le plus souvent des radars et peut servir à financer n’importe quel sinistre projet.
- Opacité. La grande partie de la viande halal ou cachère qui n’est pas consommée par ces communautés est revendue sans label dans les super marchés. Le rabbins et imams sont farouchement opposés à l’obligation d’un label halal ou cachère lorsque la viande est vendue au grand public. Le problème, c’est qu’au Moyen Orient la viande est cuite très longtemps, ce qui minimise les risques sanitaires. Mais quand la viande halal est vendue au grand public sans label, les consommateurs ne vont pas nécessairement la cuire à fond. Le problème est encore accentué pour la viande hachée où les bactéries qui à l’origine ne se trouvaient qu’en surface se retrouvent mélangées dans le volume. Les industriels, conscients de ce danger et voulant éviter les responsabilités apposent le label « Cuire à cœur » sur ce type de viande.