Proverbe chinois « si tu donnes du poisson á un homme, il mange un jour, si tu lui apprends á pêcher, il mangera tous les jours »
Un qui est en phase de le réussir, c´est le Président de la transition au Burkina-Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré.
Voici le Discours qu´il a tenu en 2023 lors du Sommet Russie-Afrique demandant aux autres Chefs d´ États africains assistant au Sommet de ne plus voyager pour quémander la nourriture, mais d´entrer dans la production de cette nourriture dans leurs pays respectifs.
Qu´il les donne rendez-vous que chacun des Présidents africains qui viendrait au prochain Sommet en 2024 ne vienne plus pour quémander la nourriture á Moscou.
Rentrez chez lui, il s´est attellé, et un an après en 2024 plus de famine au Burkina-Faso comme c´était le cas depuis des décénnies avant son arrivée.
Aujourd´hui le Burkina-Faso en moins de 3 ans, a fortement augmenté sa production agricole.
Tous ont été mis au travail, y compris les prisonniers qui ne restent plus dans leurs cellules le jour, sauf les terros-terros, tous les autres, sont entrés dans la production agricole et, les résultats sont lá, le Burkina-Faso malgré les actes de destabilisations des terros-terros, la situation alimentaitre s´est fortement améliorée, et sûr.
Camarade Président Vlamidir POUTINE ;
Camarades Présidents et chefs d’Etat africains ;
Camarades Chefs de délégation ;
Bonjour,
C’est un honneur pour moi de prendre la parole ici et de
vous passer le salut fraternel du peuple du Pays des Hommes intègres.
C’est aussi le lieu pour moi, avant tout propos de rendre à grâce à
Dieu, Dieu tout puissant qui nous a permis de nous réunir ici ce matin
en bonne santé pour parler de l’avenir et du bien-être de nos peuples.
Je voudrais m’excuser auprès des ainés que je pourrai
vexer dans mes propos à venir. Africanité, oblige, le droit d’ainesse,
je me dois de m’excuser.
Camarades,
J’ai quelques questions de ma génération. Mille et une
questions qu’on se pose. Mais nous n’avons pas de réponse. Il se trouve
qu’ici nous pouvons laver notre linge sale parce qu’on se sent en
famille. On se sent en famille en ce sens que la Russie est aussi une
famille pour l’Afrique. C’est une famille parce que nous avons la même
histoire.
La Russie a consenti d’énormes sacrifices pour libérer
le monde du nazisme pendant la seconde guerre mondiale. Les peuples
africains, nos grands-pères ont été déportés de force aussi pour aider
l’Europe à se débarrasser du nazisme. Nous partageons la même histoire
en ce sens que nous sommes les peuples oubliés du monde. Que çe soit
dans les livres d’histoire, dans les documentaires ou films, on tend à
balayer le rôle prépondérant qu’ont joué la Russie et l’Afrique dans
cette lutte contre le nazisme. Nous sommes ensemble parce
qu’actuellement nous sommes là pour parler de l’avenir de nos peuples,
de ce qui va advenir demain, de ce monde libre auquel nous aspirons, de
ce monde sans ingérence dans nos affaires internes.
Nous avons les mêmes perspectives, et je souhaite que ce
sommet soit l’occasion de pouvoir tisser de très bonnes relations en
vue d’un meilleur avenir pour nos peuples.
Les questions que ma génération se pose sont les
suivantes, si je peux me résumer, c’est de ne pas comprendre comment
l’Afrique avec autant de richesses sur son sol, avec une nature
généreuse, de l’eau, du soleil en abondance, l’Afrique est aujourd’hui
le continent le plus pauvre ? L’Afrique est un continent affamé ? Et
comment se fait-il que nos chefs d’Etat traversent le monde pour mendier
? Voici des questions que nous nous posons et que nous n’avons pas de
réponse jusque-là. Nous avons l’occasion de tisser de nouvelles
relations et j’espère que ces relations puissent être les meilleures
pour donner un meilleur avenir à nos peuples.
Ma génération me charge aussi de dire que c’est par le
fait de la pauvreté qu’elle est obligée de traverser l’océan pour
essayer de rallier l’Europe. Elle meurt dans l’océan. Mais que
prochainement, elle n’ira pas vers l’océan parce qu’elle viendra devant
nos palais pour chercher leur pitance quotidienne.
Pour ce qui concerne le Burkina Faso, aujourd’hui nous
sommes confrontés depuis plus de huit ans à la forme de manifestation la
plus barbare, la plus violente du néocolonialisme, de l’impérialisme ;
l’esclavage qu’on tend à nous imposer. Nos devanciers nous ont appris
une chose ; « l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne
mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort ». Nous ne nous apitoyons pas
sur notre sort, on ne demande pas que quelqu’un s’apitoie sur notre
sort.
Le peuple burkinabè a décidé de lutter : de lutter contre
l’hydre terroriste pour relancer son développement. Dans cette lutte,
de vaillantes populations se sont engagées à prendre des armes face au
terrorisme. Ceux que nous avons affectueusement appelé les VDP, les
Volontaires pour la défense de la patrie.
Nous sommes surpris de voir des impérialistes traiter
ces VDP de milices de tout type. C’est décevant parce qu’en Europe
lorsque des peuples prennent des armes pour défendre leur patrie, on les
appelle des patriotes. Nos grands-pères ont été déportés pour sauver
l’Europe. Ce n’était pas avec leur consentement, c’était contre leur
gré. Mais au retour, on se rappelle bien qu’à Thiaroye lorsqu’ils ont
voulu revendiquer leurs droits élémentaires, ils ont été massacrés. Cela
ne fait rien. Lorsque nous, peuples, décidons de nous défendre, on nous
traite de milices. Mais là, n’est pas le problème. Le problème, c’est
de voir des chefs d’Etat africains qui n’apportent rien à ces peuples
qui se battent mais qui chantent les mêmes choses que les impérialistes
en nous traitant de milices, en nous traitant d’hommes qui ne respectent
pas les droits de l’Homme. De quels droits de l’Homme parle-t-on ? Nous
nous offusquons contre cela et c’est honteux. Il faut que nous les
chefs d’Etat africains arrêtions de nous comporter en marionnettes qui
dansent à chaque fois que les impérialistes tirent sur les ficelles.
Hier le Président Vladimir POUTINE a annoncé l’envoi de
céréales en Afrique. Nous sommes bien contents et nous lui disons merci
pour cela. Mais aussi un message passé à nous chefs d’Etat africains
parce qu’au prochain sommet, nous ne devrons pas venir ici sans avoir
assuré pour ceux qui ne connaissent pas la guerre l’autosuffisance
alimentaire à nos peuples. Nous devons prendre l’expérience de ceux qui
ont pu atteindre cet objectif en Afrique, tisser de bonnes relations
ici, tisser de meilleures relations avec la Fédération de Russie pour
pouvoir répondre aux besoins de nos populations.
Je ne serai pas très long,
le temps imparti étant court, mais je voudrais terminer
en disant que nous devons rendre hommage à nos peuples, à nos peuples
qui se battent.
Gloire à nos peuples
Dignité à nos peuples
Victoire à nos peuples
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Merci camarades.