Le système progresse dans la soumission quand les peuples se renouvellent et oublient de manière générale.
Le plus frappant, c’est l’infantilisation générale. Je ne voudrais pas avoir un métier futile, ou pire, qui permet au système de tourner (en faisant une gestion absurde dans un bureau par exemple) quand ce système permet à des gens de bonne volonté de galérer ou de crever dans l’indifférence (chômeurs et SDF ne sont pas tous des profiteurs, et ceux qui accumulent sans limite par peur savent inconsciemment qu’ils peuvent également être touchés, sinon ils n’accumuleraient pas ... en dépossédant les autres).
Nous avons les ressources, la technique, l’énergie... pour vivre tous décemment de manière apaisée et pourtant, le monde est rongé par la peur, ce qui conduit à des comportements individuels gravement nuisibles pour la collectivité.
Pour moi, c’est la base qui est pourrie. Si les droits de l’homme ne parlaient pas de propriété privée (qui prive le SDF de travail ou de nourriture) mais de droits essentiels, alors l’infantilisation et la soumission seraient terminées. Article 1 : toute personne de bonne volonté a le droit d’être nourrie décemment et personne (ni aucune règle absurde) ne peut s’opposer à ce qu’elle travaille pour subvenir à ce besoin fondamental. On fait un article 2 pour l’habillement, un article 3 pour le logement, et c’est fini. Le château de carte des peurs et des soumissions sans limites qui en découlent s’écroule.
Inutile d’accumuler pour des lendemains incertains (une monnaie qui peut s’effondrer et il faut aller acheter son pain avec une brouette de billets comme en 1929 en Allemagne). Un emploi perdu et on ne rembourse plus son loyer ou son crédit : fini cette peur essentielle de notre société. Impossible également de nous interdire de travailler pour se nourrir ou se loger : fini la propriété abusive qui crée le manque (et les règles de constructions appliquées avant d’être sûr que chacun soit logé : il vaut mieux avoir le droit inaliénable de se construire une cabane en bois n’importe où, plutôt qu’une société qui puisse vous empêcher de travailler et par conséquence vous empêcher de « posséder » un lopin de terre : à quoi sert une telle société d’ailleurs ?). Je sais que certains ne comprennent pas cet « empêchement » au travail : il faut l’avoir vécu, avoir des diplômes et de la bonne volonté (et une longue période de chômage) pour le comprendre. Et on peut dire bêtement que c’est parce qu’il n’y a pas assez de monnaie mais la monnaie (avec la propriété privée) est justement le moyen de piloter ces interdictions absurdes.
Les gens sont rendus très superficiels (dans leur métier absurde surtout) et on s’assure dans le même temps que leurs peurs (pour des besoins essentiels qui ne sont absolument pas garantis pour l’avenir) sont bien fondées. Ce n’est pas une civilisation, mais une tyrannie de contrôle par la peur avec les émotions irrationnelles qui en découlent. C’est bien monté, mais c’est écœurant.