Nous avons tous 2 parents, 4 grands-parents, ..., environ 1 million (2 puissance 20) d’ascendants à la 20ème génération : nous sommes tous frères mais nous avons aussi, inévitablement, quelques criminels parmi nos ancêtres.
Le risque zéro n’existe pas, je le reconnais. Mais on a quand même tendance à être de plus en plus « laxiste », en se disant qu’en cas de problème, la collectivité paiera. La prise de risque est vue comme une qualité dans notre société, la prudence comme un frein. Le résultat est là, de plus en plus de catastrophes qui coûtent de plus en plus cher à la collectivité. On ne tiendra plus très longtemps avec cette gestion privée qui se moque du bien commun.
Les entreprises cherchent à faire de plus en plus d’économies. J’ai envie de dire que le capitalisme et la recherche du profit éliminent ceux qui sont trop prudents, car la sécurité ça coûte trop cher à l’entreprise. Si c’est la collectivité qui paye les prises de risque d’une entreprise, alors il n’y a pas vraiment de risque pour l’entreprise.
Voir les banques en 2008, des entreprises de BTP qui nettoyaient leur camion toupie dans la Seine, Boeing (là c’est un peu un contre-exemple, la boite est impactée), les nouveau matériaux pas testés (par exemple les PFAS) sur le long terme (mais il faut quand même amortir les études en interne donc lancer un nouveau produit).
Donc c’est essentiellement de l’irresponsabilité. Et là, nos hommes politiques se frottent les mains pour planifier de nouvelles interdictions, pour tout le monde évidemment.
Soit c’est de l’exclusion (mais apparemment c’est assez rare : je l’avais lu pour les incendies de Californie, des SDF ou assimilés pour certains départs de feu) soit c’est de l’irresponsabilité. Qu’elle soit au travail (pas assez de précaution avec les étincelles, pas de coupe-feu assez large...) ou le fait d’individus isolés : fumeurs, barbecues, pyromanes.
L’irresponsabilité coûte très très cher et c’est loin d’être fini. Les assurances vont monter en flèche. Donc les irresponsables n’ont jamais la facture, ils la font payer à la collectivité, pourquoi ne pas continuer à s’amuser ou à prendre des risques quand la collectivité est là...
C’est comme ceux qui partent en montagne sans l’équipement de base mais avec un portable pour appeler les secours. Pareil pour les heures de sport dans un club remboursées par la sécurité sociale pour ceux qui se sont laissés aller physiquement. C’est général. Il n’y a que 2 niveaux de responsabilité dans notre société : prison ou libre. Il devrait y en avoir bien plus. La liberté, ça se mérite. Le système n’a qu’une envie, nous niveler par le bas en nous interdisant de plus en plus de choses.
Météo-France indique que neuf feux sur dix ont une origine humaine
Avant de parler de réchauffement, il faut parler de l’exclusion. Quand la société laisse une grande partie de la population sur le carreau, certains végètent ou meurent dans leur coin sans rien dire, d’autres, moins sages et vu qu’ils n’ont plus rien à perdre, décident d’allumer des feux, si possible près d’habitations luxueuses (côte californienne il n’y a pas si longtemps, Cap Ferret et zones touristiques aujourd’hui).
Alors il n’y a pas que des « terroristes » (= des gens exclus du système et qui préfèrent ne pas souffrir seuls dans l’indifférence des autres), il y a aussi des vrais irresponsables qu’on ne gère absolument pas. Peut-être que l’école devrait détecter les futurs irresponsables pour limiter leurs possibilités de nuisance de manière ciblée. Mais on préfère mettre tout le monde dans le même panier pour interdire de plus en plus de choses : les irresponsables sont cajolés dans notre dictature car ils permettent de la renforcer avec l’accord de tout le monde. Tout sera interdit demain, et il y aura de « vraies » raisons (avec l’IA et les drones, on pourra songer bientôt à interdire les balades en forêt).
Les feux sont donc, pour 9 cas sur 10, liés à la violence du système (exclusion et autoritarisme).