Avec un peu de recul, quand on y pense, cette guerre en
Ukraine est une histoire de fous, pire, une histoire de débiles (côté UE
surtout).
Une suite d’occasions manquées, aux dépens de l’Ukraine
principalement dont l’intégrité territoriale aurait pu, aurait dû être
préservée.
Une absence totale de stratégie européenne, de réflexion, de
simple bon sens. Quels objectifs accessibles par la négociation et les pressions ? A aucun moment, on n’en a eu la moindre idée, sauf que la Russie « ne devait pas gagner », ce qui ne veut rien dire dans le contexte de cette guerre où la Russie ne pouvait ni gagner ni perdre.
Kallas, Barroso (et son mortel « l’Ukraine d’un côté ou de l’autre, pas entre les deux »), Macron, Starmer, Merz : qui pilote ?
Une russophobie délirante, punissant les artistes russes,
avec pour conséquence l’impossibilité de parler à « l’ennemi » (du
jamais vu). Le sommet de la débilité a été atteint par l’UE. L’Europe coupée en deux pour longtemps.
Les Etats-Unis dominent l’Europe comme jamais, plombant sa
facture énergétique et, partant, son industrie. D’un cynisme incroyable la
politique US vis-à-vis de l’Europe. Du coup nos Young Leaders ne savent plus où
ils habitent.
La diplomatie européenne inexistante, préférant l’onanisme,
les proclamations sans effet, les prétendues valeurs, les déclarations débiles
de Mme Kallas visant le démantèlement d’une puissance nucléaire (la Russie) au
moment où l’Occident rase Gaza.
Oui, une histoire de dingues.
Par parenthèse : notre mainstream est aujourd’hui
incapable de publier un article aussi lucide que celui-ci, et cela s’ajoute à
nos malheurs.
Quelque chose m’échappe, alors que notre pays collectionne
les prix Nobel, les médailles Field. Comme si l’intelligence avait déserté le
monde politique et médiatique (ce qui est peut-être le cas : un ex grand patron de l’industrie,
qui vient de mourir, et qui avait exercé des fonctions politiques avant de
diriger une CAC40 avait dit, écoeuré : la politique, plus jamais pour moi …).