@Decouz
Merci pour votre intervention. « J’ai vu que tous les effets des acteurs synthétique avaient été fidèlement copiés sur des vrais acteurs, n’empêche que ça ne vaut pas de vrais acteurs en vrai. » Oui, je vois tout à fait ce que vous voulez dire. C’est pour ça qu’en début d’article, tel un petit signe, et en guise d’hommage en creux, j’ai glissé la photo d’une actrice en chair et en os qui allumait le feu à elle toute seule : Brigitte Bardot (1934-2025) !
Pour autant, attention, James Cameron, sans oublier qu’il est un formidable directeur d’acteurs (Schwarzy dans les deux premiers « Terminator », Sigourney Weaver dans « Aliens », Kate Winslet et Leonardo DiCaprio dans « Titanic »…), utilise de vrais acteurs, dans sa saga « Avatar », et pas des moindres (par exemple le Britannique David Thewlis dans le tout dernier), sauf qu’il passe par la « performance capture » (d’où, sur les photos de tournage, les petits capteurs sur les comédiens), pour les « booster », et mieux les intégrer, dans son univers merveilleux — de la science-fiction épique, voire chevaleresque — jamais-vu (en tout cas pour le premier). La performance capture enregistre le jeu de l’acteur — gestes, posture, expressions — et le transfère tel quel à un personnage numérique : l’émotion est réelle, seule l’apparence est transformée.
Ce qu’il refuse, pour l’instant (or, à mon avis, pas impossible qu’il s’y mette ! Pour des raisons tant économiques que… créatives), c’est l’IA. Je vous mets un extrait éclairant d’un « Parisien Dimanche » récent (#25295, 21/12/2025, propos recueillis par Renaud Baronian, p. 28) où il précisait ceci : « J’ai toujours été clair sur ce sujet : nous n’utilisons pas d’IA sur les films « Avatar ». Je pense que le public souhaite le savoir. Je me refuse également à l’utiliser pour l’aide à l’écriture, l’animation, les décors… Même si je me dis qu’il y aura peut-être à l’avenir des moyens de recourir à l’IA au service d’expressions artistiques. Mais certainement pas en remplaçant des comédiens par des personnages générés en IA : ça, c’est vraiment stupide ! »
Autrement dit, sous les pixels, il y a toujours un acteur bien vivant — ouf ! 