@mursili
Bien que l’article porte sur le boycott d’Enrico Macias par LFI et leur indignation sélective, je comprends que vous vouliez mettre l’accent sur la situation à Gaza, que vous qualifiez de « génocide ». Permettez-moi de répondre sur le fond, factuellement et sans passion.
Vos sources sont respectables : Amnesty International documente des crimes de guerre, Human Rights Watch évoque un « risque de génocide » avec des déplacements forcés et attaques sur civils, et l’ONU parle de « violations graves du droit international ». Ces rapports sont précieux pour alerter sur les souffrances civiles. Cependant, ils restent des analyses d’ONG ou de rapporteurs spéciaux et ce ne sont pas des jugements légaux. Ils recommandent des enquêtes mais ne condamnent pas formellement un génocide au sens du droit international (Convention de 1948 : extermination intentionnelle d’un groupe).
La Cour Pénale Internationale a lancé des mandats d’arrêt contre Netanyahu et Gallant pour crimes de guerre et contre l’humanité mais pas pour génocide. La CPI enquête mais n’a pas conclu à un génocide. La Cour Internationale de Justice a ordonné des mesures préventives contre un « risque plausible de génocide » mais c’est une étape provisoire, pas un verdict final. La CIJ recommande d’éviter tout acte génocidaire mais n’a pas déclaré Israël coupable de génocide. C’est une nuance essentielle et qui a toute son importance pour éviter tout jugement hâtif.
Je tiens vous rappeler que je ne suis pas au service du gouvernement de Netanyahu, pour lequel je n’éprouve aucune sympathie. Par contre, je défends le droit d’exister d’Israël. N’oubliez pas que tous les Israéliens ne sont pas tous enchantés d’être représentés par Netanyahu. C’est le cas de mes amis juifs qui ne l’apprécient pas du tout mais, par contre, ils refusent totalement l’idée de voir leur peuple se faire massacrer par des terroristes. « Du Jourdain à la mer »... je pense que leurs intentions sont claires.
En bref, ces institutions n’ont pas condamné Israël pour génocide. Les termes comme « risque » ou « crimes de guerre » sont graves mais pas synonymes de génocide prouvé. L’Histoire nous enseigne à distinguer faits et accusations.