Macron avait été préparé par Attali et était dans les petits papiers des groupes d’influence financiers et affairistes. On ne sait pas trop s’il a été le plan B pour suppléer à l’affaiblissement du libéral-conservateur Fillon, ou si Fillon a été mis hors jeu afin de laisser la place à Macron.
Mais en tout cas son programme était de faire basculer la France restée encore favorable au colbertisme et l’état providence, dans le libéralisme à l’anglo-saxonne (avec une dose de progressisme sociétal en vogue il y a dix ans).
Il avait déjà un peu déréglementé dans ses postes ministériels précédents, et allait pousser le pion. Ses premières mesures ont été emblématiques : suppression de l’impot sur le capital financier, flat tax sur les revenus financiers, baisse des impots sur les profits des sociétés. Puis poursuite de l’« assouplissement » du droit du travail.
Et cela devait entrainer la reprise des investissements quitte à refourguer les fleurons industriels à des capitaux étrangers, conduire à la prospérité et le ruissellement de la richesse produite.
Les libertariens affirment qu’il a échoué ...parce qu’il n’a pas été aussi loin que Milei. Le courant du Forum économique mondial considère -comme Macron- que les Français sont indécrotablement incompatibles avec la mondialisation heureuse, et disparaitront dans les poubelles de l’histoire pour avoir refusé l’esprit du siècle présent.
Est-il réaliste de constituer un ilot économique différent des pays voisins et rétablir efficacement un fonctionnement « façon trente glorieuses » ?