Je trouve l’article intéressant, cohérent, structuré et (d’accord ou pas) intellectuellement respectable, cependant puis je formuler qqes objections ? ;
Les dividendes et rachats d’actions ne provoquent pas
systématiquement le sous-investissement, ce principe ne me semble pas générique, cela reflète parfois un manque de projets rentables dans un contexte d’incertitude économique et réglementaire.
Vous attribuez aussi les bons résultats des grandes entreprises à leur position dominante, or bcp de secteurs sont hautement concurrentiels à l’échelle mondial, la concentration des grandes entreprises traduit souvent leur efficacité et leur capacité d’innovation à l’échelle mondiale. Et puis, généraliser la codétermination risque d’introduire rigidité et politisation, au détriment de l’agilité nécessaire face à la concurrence internationale.
Maintenant globalement, prétendre drastiquement que le capitalisme actionnarial ne constitue pas un frein à l’investissement serait faux mais je pense que le problème est plutôt l’insuffisance d’un cadre favorable à l’investissement privé, condition première de la croissance, de l’innovation et donc du progrès social.
il me semble aussi important de souligner le rôle central des banques, lequel en matière de financement de l’investissement entreprise a partiellement disparu sous l’effet des contraintes prudentielles et de l’aversion au risque, poussant les entreprises à se tourner vers les fond d’investissement, là où les retours d’investissement sont contractuels et contraignent les entreprises, ce qui a d’ailleurs amené les pouvoir public à créer la PBI, preuve que le problème est bien réel.