Bonjour Krokodilo
A l’occasion du dramatique incendie de la discothèque suisse de Crans-Montana , j’ai revu la vidéo d’un événement similaire qui était survenu à Saint-Laurent du Pont en 1970. C’est en regardant le reportage de l’époque que l’on se rend compte de la dégradation de la langue française dans les journaux télévisés depuis 1970, date à laquelle les journaux télévisés se faisaient dans un français à peu près irréprochable !
En plus des amusantes analyses de ton article, il y a plusieurs autres phénomènes que je constate à l’écoute des journaux télévisés
1°) La disparition de la première personne du pluriel au profit de la troisième personne du singulier avec le pronom indéfini « on » , par exemple « on est » au lieu de « nous sommes ». Cela s’accompagne de monstruosités syntaxiques calamiteuses telles que « nous, on est » à la place de « nous sommes » ou de « nous, nous sommes ».
2°) le futur simple a de plus en plus tendance a être remplacé sans motif valable par le futur composé , par exemple « nous irons sur la côte d’Azur » deviendra « on va aller sur la côte d’azur » ( il est bien évident que personne ne dira « nous allons aller sur la côte d’Azur » ! ).
3°) l’appauvrissement des voyelles, avec en particulier une disparition de l’accent grave. On croira ainsi entendre qu’il y a de fortes chutes de neige dans les « hottes Alpes » au lieu de « Hautes Alpes », et qu il y a du soleil sur les « cotes ( ou cottes ?) d’Armor » au lieu de « côtes d’Armor ». Je suppose qu’ils sont pourtant capables de faire la différence entre le bord de mer et les cours de la bourse de Paris ?
4°), le pire, ce sont les « micro-trottoirs » au cours desquels des journalistes demandent l’avis d’adolescents sur tel ou tel évènement. Dans les années 60, la plupart des réponses étaient données par les adolescents de l’époque dans un français correct et structuré.
De nos jours, ils font de telles fautes de syntaxe que leurs interventions se font dans un sabir à peine intelligible ponctué de « euh » et de « genre », qui mettent un doute quant à leur capacité d’émettre des idées cohérentes !