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Commentaire de Étirév

sur Les Russes sont-ils un peuple slave ?


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Étirév 7 février 11:55

Quasar : Astre d’apparence stellaire et de très grande luminosité, dont le spectre présente un fort décalage vers le rouge
« Mille ans avant la naissance de l’actuel État d’Israël, un Royaume juif existait sur les marches orientales de l’Europe, à cheval sur les plaines baignées par le Don et la Volga ... »
Ainsi commence le célèbre ouvrage de l’auteur juif américain Kevin Alan Brook : « The Jews of Khazaria ».
« L’histoire semi fictive des Khazars a fait d’autant plus fantasmer de nombreux auteurs, et les documents historiques réels concernant cette nation indo-turquo-slave sont si minces, que durant des siècles l’immense royaume sis entre les bassins de la Volga, du Don, du Dniepr jusqu’à la mer d’Aral, la mer Caspienne et au Caucase avait quasiment disparu de la mémoire des hommes. », écrit Aline de Diéguez dans son ouvrage « Aux sources du chaos mondial actuel »
Composé de plus de vingt groupes ethniques ou « nations » (tribus), la puissance de l’empire Khazar couvrait une surface immense. Elle a rayonné pendant un demi millénaire (entre le VIe et le XIe siècle) sur les régions qui correspondent aujourd’hui à l’Europe de l’Est et aux marches de l’Asie.
L’histoire des Khazars est demeurée à peu près inconnue jusqu’au début du VIIe siècle. On sait seulement qu’ils faisaient partie de l’empire Turc et qu’ils conquirent leur indépendance après que des guerres intestines eurent provoqué l’éclatement de cet empire.
Le débarquement des Khazars dans l’histoire contemporaine a pour origine lointaine la conversion de ce royaume au judaïsme vers l’an 740. Le récit des circonstances de cette conversion décidée par le roi Khazar de l’époque (Bulan) est décrit avec précision dans le roman historique passionnant, « La treizième tribu » d’Arthur Koestler (publié en 1976), qui repose néanmoins sur des données scientifiques très solides et reconnues comme telles. Également, l’ouvrage de Kevin Alan Brook « The Jews of Khazaria », sorti en 1999 est une somme qui constitue avec celui de Douglas M. Dunlop, « The History of the Jewish Khazars » (1954) l’ensemble le plus fiable et le plus objectif de la multitude de travaux, dans toutes les langues de la terre, que le mystérieux royaume Khazar a inspiré depuis un siècle à une armée d’universitaires. On peut y ajouter la traduction de l’ancien « The Kuzari : In Defense of the Despised Faith » (1140) par Yehuda Halevi et une recherche plus récente « L’Empire Khazar VIIe-XIe siècle » (2005) par le duo Jacques Piatigorsky et Jacques Sapir.
Dans son ouvrage capital « Deux siècles ensemble (1795-1995), Juifs et Russes avant la Révolution », Alexandre Soljenitsyne écrit : « Les chefs ethniques des Turco-Khazars idolâtres de cette époque ne voulaient ni de l’Islam pour n’avoir pas à se soumettre au khalife de Bagdad, ni du Christianisme pour éviter la tutelle de Byzance. Ainsi, près de sept cent vingt-deux tribus adoptèrent la religion juive. ».
Soljenitsyne explique l’influence du Judaïsme sur les Khazars à partir des échanges qui avaient lieu entre les deux populations depuis des décennies. Bien avant la fameuse conversion, des colonies dites juives, en fait judéennes, car ni le mot, ni la notion que ce terme recouvre n’existaient à l’époque, ces colonies majoritairement originaires de la province de Judée s’étaient implantées dans les plaines du Don et de la Volga à partir de la Crimée. En effet, c’est dans cette petite péninsule que l’empereur romain Hadrien avait fait déporter les prisonniers juifs en 137.
Après deux siècles de prospérité le royaume Khazar officiellement juif (au sens que ce mot a aujourd’hui) finit par dépérir à la suite de multiples affrontements avec des tribus Vikings, Arabes ou Varègues qui se déplaçaient le long des grands fleuves et de nombreuses autres tribus guerrières de la steppe. Il subsista encore quelques décennies entre 933 et 969, mais il est établi que l’empire des plaines n’existait plus au début du XIe siècle
Les redoutables pillards « Rhuss » se convertiront au Christianisme byzantin, dit orthodoxe, par opposition au Christianisme Romain. Ils donneront naissance à une nouvelle nation, la « Rhuss de Kiev », soutenue par l’empire Romain d’Orient et berceau de la Russie moderne (la « Rhuss de Kiev » est à la fois aux origines de la Russie, de la Biélorussie et de l’Ukraine actuels, autrement dit de l’ensemble du monde Russe).
Profitons-en pour rappeler que la ville de Kiev, dont le nom est Turc (de « KUI », la rive et « EV », l’emplacement), fut, dit-on, créée par les Khazars.
Quant aux juifs anciens ou plus récents qui vivaient dans l’empire Khazar, et qui étaient donc ethniquement et génétiquement composés de peuples d’origines très diverses, ils disparurent certes en tant que nation, mais une population de centaines de milliers d’individu existait toujours. Elle finit par se répandre par familles, par groupes, par tribus dans l’ensemble des États de la région ou par se fondre dans la nouvelle entité politique née de la victoire des princes Rhuss sur la Khazarie.
Malgré toutes les tentatives au cours des siècles de lier la « judéité » à la génétique, l’actuelle population subsumée sous le terme de « peuple juif » est donc le fruit d’un mélange de populations Syrienne, Égyptienne, Philistine, Phénicienne, Arabe, Berbère, Italienne, Grecque, Thrace, Espagnole, Slave, Germanique, Balte, Scandinave et de bien d’autres populations encore, des Turcs, des Caucasiens, des Khazars, des Chinois, des Indiens, des Africains.
Quand on sait que l’empire Khazar était déjà lui-même un ensemble composite de vingt-cinq « nations » (tribus), on ne peut qu’être rêveur devant la recherche pathétique d’une « pureté raciale » qui n’a jamais existé. Quant à la présence de « gènes juifs », elle continue à être revendiquée officiellement dans le but politique de justifier la colonisation de la Palestine par « droit d’héritage ».
La population regroupée dans la partie de la Palestine réservée au « peuple élu » est donc, comme celle de la quasi-totalité des Etats de la planète, et même plus que d’autres en raison tantôt de l’errance imposée, tantôt de l’émigration choisie par les communautés de convertis, cette population est donc la résultante d’un brassage génétique de pratiquement tous les peuples de la planète.
En revanche, il existe bien, dans cette population, une unité psychique dont l’historien Bernard Lazare a parfaitement analysé à la fois l’histoire, les causes et les conséquences dans son essai « L’antisémitisme, son histoire, ses causes ». L’ouvrage de Soljenitsyne, quant à lui, retrace pas à pas les étapes de la concrétion de la « mentalité de ghetto » et du refus de l’assimilation imposée dans la grande Russie par les rabbins talmudiques.
La notion de « peuple » juif, est bien une création récente, comme l’a parfaitement démontré Shlomo Sand dans son ouvrage « L’invention du peuple juif ».
Le mystérieux royaume Khazar a influencé notre monde moderne d’une manière dont nous n’avons pas toujours conscience. Les Khazars n’avaient longtemps intéressé que des spécialistes de l’histoire de l’Asie centrale, comme le révèle la bibliographie d’Alan Brook évoquée ci-dessus.
Toujours est-il que la « question khazare » a opéré un débarquement tonitruant dans l’histoire contemporaine avec la polémique liée à la colonisation de la Palestine à partir de la fin du XIXe siècle. En effet, à partir de cette période, qui correspond à l’apogée de tous les mouvements colonisateurs européens, d’immenses cohortes de juifs dits « Ashkenazim », originaires des régions autrefois occupées par les tribus de l’empire Khazar tardivement converties au Judaïsme, ont déferlé sur une Palestine miraculeusement métamorphosée en « terre de leurs ancêtres ». Ils en revendiquaient la propriété au nom de la connaissance qu’ils possédaient par « ouï-dire » de l’existence d’un acte notarié dressé entre un « extra-terrestre » et d’hypothétiques ancêtres qui auraient été « méchamment » privés de leur héritage par de cruels centurions romains.
Aussi, profitons-en pour rappeler que TOUS les premiers ministres du nouvel Etat surgi en terre palestinienne en 1948 sont originaires d’Europe orientale et des régions qui correspondent à l’ex-empire Khazar : David Ben Gourion (Pologne), Moshé Sharett (Ukraine), Levi Eshkol (Ukraine), Ygal Allon (famille roumaine), Golda Meir (Ukraine), Yitzhak Rabin (parents ukrainiens), Menahem Begin (Biélorussie), Yitzhak Shamir (Biélorussie), Shimon Peres (Biélorussie), Ehud Barak (parents lituaniens), Ariel Sharon (parents biélorusses), Ehud Olmert (père russe) et Benyamin Netanyahou (grand-père lituanien).
À propos du terme « Ashkenaz », précisons que c’est autour du XIème siècle seulement qu’il est devenu la désignation officielle des Juifs établis en Allemagne et que s’est effectuée une migration sémantique des plaines de la Volga vers celles du Rhin. Aussi, la période à laquelle s’est effectuée cette migration du vocabulaire correspond à la migration des populations après la destruction de l’empire Juif Khazar et à la dispersion des communautés qui résidaient à l’intérieur de ses frontières.
Profitons-en pour rappeler avec l’aide de l’« Encyclopédie de l’Histoire du Monde » que le terme d’« Anglo-Saxon », qui n’a rien à voir avec une quelconque appartenance ethnique, ne désigne que ceux qui, vers la fin du XIème siècle, émigrèrent des territoires germaniques vers l’île de Bretagne.
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