@jakem
( suite, 2/2 )
Le socialiste Lang avait une conception très monarchique de son rôle. « La Culture, c’est moi ». Mais le pire est qu’il n’était pas seul à le penser. La gauche était fière d’une telle icône lui garantissant la suprématie et l’emprise sur tout le monde des artistes. La droite était jalouse de lui et, faisant un complexe sur le terrain de la culture, n’a jamais osé le critiquer. Réussissant à faire croire à tout le monde qu’il était irremplaçable, il a convaincu tous les exécutifs successifs qu’il était indispensable. Il a si bien réussi qu’il est devenu intouchable.
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Mais plutôt que de féliciter Emmanuel Macron pour cette pichenette finale, on se demandera plutôt quel besoin avait-il eu il y a trois ans de le confirmer dans cette prestigieuse fonction alors qu’il avait déjà effectué dix ans de mandat et que le père de la Fête de la musique avait déjà soufflé 83 bougies !
L’Élysée invoque le consensus des pays arabes partenaires. L’ancien patron du Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian, alors candidat, eut pourtant été davantage respectable et au moins tout autant respecté. Apparemment, la gestion interne de l’IMA aussi sera à revoir. En tournant le dos aux pratiques du dernier nabab du mitterrandisme, lesquelles ont moins nui à sa carrière qu’elles ne salissent l’image des politiques.