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Derniers commentaires



  • jakem jakem 7 octobre 20:19

    Ah ! Monsieur Robert ! Le Ciel a bienveillamment voulu que nos chemins se croisent !

    ’ faut que je vous dise une nouvelle.
    J’en ai déjà parlé au monsieur Octave, mais comme il est très occupé à scruter les jeunes, il ne m’a pas répondu. Même pas par une seule étoile !

    Franchement, la politesse se perd ; qu’en pensez-vous cher chroniqueur ?

    Alors voilà : le kangourou que j’ai acheté en kit à l’Atelier des Impôts et dont les dents poussaient de travers, va bien !
    Par je ne sais quel miracle, ses dents se sont mises à pousser droit.
    Ce qui m’arrange évidemment parce que j’aurais été obligé de prendre rendez-vous chez le cordonnier pour les faire redresser.
    Et puis, ça aurait coûté chaud ! Et pas remboursé par la SNCF.
    Et l’artisan ne propose pas le Bonus réparation !

    Et puis hier, on est allés en promenade.
    Figurez-vous, cher chroniqueur, que mon kangourou a fait du vélo !

    Kim et moi nous gambadions autour. Á mi-chemin, après 2 km de prom., j’ai décidé que c’était l’heure du goûter.
     Pour chacun une bonne poignée de « Leaves of grass » , assaisonnées au schnaps pour moi.

    C’est tout !



  • jakem jakem 7 octobre 18:16

    @jakem
    3— Gaël Brustier : Le mouvement social lycéen est, comme tous les mouvements sociaux, parti d’un problème éminemment matériel et crucial à la fois pour la jeunesse, pour celle qui va venir ou aussi celle qui étudie dans les facultés. Ce problème matériel, c’est la situation d’un grand nombre d’établissements scolaires, mais c’est un mouvement qui cherche aussi à s’universaliser et qui rencontre d’autres thématiques comme la situation de l’hôpital public, la situation des services publics et le fait que depuis cet été, on a un sérieux doute sur la capacité de l’État à faire face à la fois aux canicules et aux incendies de forêts, à un certain nombre de catastrophes, et pour la première fois alors que c’est l’État qui a fait la France, les Français doutent de l’État, d’où aujourd’hui un problème majeur. D’autre part, il y a un cinquième, peut-être un quart des lycées qui se sont vraiment mobilisés, donc ce n’est pas la totalité de la géographie scolaire française. Mais c’est relativement étendu et surtout cela embrasse une géographie sociale bien particulière, essentiellement ce qui tourne autour des quartiers populaires des métropoles, ce qu’on appelle aussi souvent les quartiers politique de la ville. Et si la colère sur les moyens est légitime, on peut se demander si la seule réponse matérielle immédiate suffira à calmer les choses. Alors sur la question du racisme, la répartition de la population est telle que des populations estiment qu’elles ont moins que d’autres, ce qui est absolument faux puisque d’autres facteurs rentrent aussi en compte : les lycées de province ruraux ne sont pas des havres de paix et d’abondance. Donc il faut prendre du recul par rapport à un mouvement sérieux dans ses aspirations qui ensuite a un problème d’encadrement et qui projette sur la société une accusation de racisme que l’on doit aussi déconstruire : il y a toutes sortes de racismes, et la société devient multiraciste, avec des formes variées, y compris le racisme antiblanc, mais d’autres aussi. Il est vrai qu’en Île-de-France, les années Huchon-Dray, c’était un formidable élan culturel un peu partout et dans les lycées : Madame Pécresse a cassé ces politiques et procédé par échantillons.

    Avec elle, l’extension de la culture dans le peuple lycéen, c’était fini ; c’est un aspect unificateur et pacificateur qui manque.



  • jakem jakem 7 octobre 18:14

    @jakem
    2— 

    Comment un conflit sur les moyens scolaires a-t-il pu se transformer en accusation de racisme et à qui cette transformation profite-t-elle politiquement ?

    Nathalie Heinich : Je n’aborderai ici ni la question des motifs de cette mobilisation lycéenne - qui sont compréhensibles et légitimes, même si les moyens utilisés ne le sont pas toujours -, ni celle des violences policières - qui sont manifestement disproportionnées, même si tous les policiers ne s’en rendent pas coupables. Je vais m’en tenir à la question de l’accusation de racisme proférée à l’égard de la police. Cette accusation s’appuie sur une réalité, à savoir la présence d’éléments racistes parmi les policiers - l’affaire de Carcassonne en a fourni récemment une preuve évidente -, et d’ailleurs le contrôle au faciès devrait être banni. Mais que « des » policiers soient racistes ne signifient pas que « les » policiers en général le soient : cette généralisation est une facilité cognitive qui non seulement ne permet pas mais au contraire empêche la compréhension du réel. Par ailleurs, dans les événements actuels, la présence importante de jeunes issus de l’immigration tient essentiellement à leur surreprésentation dans les quartiers les plus défavorisés, et donc dans les établissements scolaires les plus démunis. Se focaliser sur la « race », en imputant leur répression au racisme, est une erreur d’analyse qui repose sur l’occultation des différences de classe par la mise en avant des différences de couleur de peau. C’est une orientation communautariste issue de la culture américaine, et qui s’est répandue dans la gauche radicale depuis quelques années - c’est ce qu’on nomme le mouvement « woke » - au mépris des valeurs universalistes. En outre, la gauche a longtemps été le lieu privilégié d’une prise au sérieux de la connaissance sociologique, et notamment de la notion, fondamentale, de stratification sociale.

    A l’inverse, la gauche radicale opère aujourd’hui une régression intellectuelle majeure en se concentrant sur le plus visible et le plus susceptible d’activer des réflexes culpabilisateurs et victimaires, à savoir la race. C’est une dérive raciste masquée par un discours anti-raciste, et ceux qui l’opèrent sont soit des naïfs mal informés, soit des cyniques qui ne font que chercher les voix des quartiers. Mais qu’ils soient bêtes ou électoralement intéressés, les discours utilisant la fibre « racialiste » sont de toute façon consternants. 



  • jakem jakem 7 octobre 18:12

    Atlantico , La France en marche vers une guerre ( civile ) raciale ?

    1— Atlantico : En quoi ce mouvement lycéen est-il réellement différent des mobilisations précédentes, et quel rôle La France insoumise a-t-elle joué dans sa politisation ?

    Olivier Vial : Ce mouvement s’est construit à l’envers. Il a commencé par le moment où les mobilisations lycéennes traditionnelles finissent généralement : celui de la violence et de la radicalisation. Les incendies, les mortiers et les affrontements ont précédé l’élaboration de revendications nationales, l’organisation d’assemblées générales et l’apparition de porte-parole véritablement représentatifs.

    À l’origine, les revendications demeuraient très locales et très concrètes : un professeur non remplacé, une infirmière absente, des classes surchargées ou des bâtiments dégradés. Mais les élus de La France insoumise ont immédiatement procédé à « une montée en généralité ». Dès le 24 septembre, Louis Boyard opposait ainsi les établissements mobilisés aux « lycées de riches » et appelait à l’extension du mouvement. Avant que Jean-Luc Mélenchon parle d’une répression à « l’arrière-goût raciste évident » et demandait aux élus et militants insoumis de « s’interposer ».

    La mécanique est parfaitement identifiable : le manque d’une infirmière devient la preuve d’une inégalité entre les établissements ; cette inégalité est présentée comme un abandon volontaire des quartiers populaires ; cet abandon est ensuite interprété comme une ségrégation sociale, puis raciale. Une difficulté concrète se transforme ainsi en accusation systémique.

    LFI n’a pas créé les inquiétudes des lycéens. Mais elle a été parmi les premières forces politiques à les traduire en colère, à leur désigner un responsable et à les rattacher aux thèmes dont elle sait qu’ils résonnent fortement auprès d’une partie de la jeunesse : le racisme systémique et les violences policières. 




  • jakem jakem 7 octobre 18:06

    @Eric F
    J’approuve totalement.

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