@Boogie_Five
Vous avez fait l’effort de ne pas nier une évidence, je
vais donc faire l’effort de vous répondre. Toutefois vous verrez que l’on tourne
un peu en rond.
« Votre postulat est donc que ce cadre est
indépassable et que c’est seulement en restant dans celui-ci que le progrès
social et qu’une politique de gauche est possible. »
C’est un objectif premier selon moi, donc oui (question
piège ?) et dans la limite d’une objection argumentée. D’où ma question à
laquelle vous n’avez pas encore répondu sur le fond :
« la question qui se pose est bien plus globale et
est de savoir quelles furent les fois au cours de l’histoire humaine où le
moteur originel ne fut pas justement cette remise en cause de l’ordre établi
dans le but que la majorité améliore son sort face à une minorité dominante. »
Ensuite vous reprenez des propos que j’ai tenu et que maintenant
vous vous attribuez. On pourrait donc penser que je ne les ai pas tenus. Ce qui n’est donc pas le cas.
« Pourtant, je tire bien une conclusion sur la
réflexion que vous avez donnée, en opposant des résultantes à l’objectif
premier — défendre les intérêts du peuple. La différence est que je
ne pense pas que les deux s’opposent, pour finalement annuler cet objectif
premier. Ces « résultantes » sont pour moi en réalité des émanations
du premier. Elles se trouvent aussi à la source de cet objectif. »
Il n’y a donc pas de différences étant donné que je dis
aussi que ces « résultantes » sont des émanations du premier. Sinon
je n’emploierais pas le terme de « résultantes », de résultats qui
proviennent (émanent) d’un objectif premier. Chipote-t-on sur du vocabulaire,
sur la forme au lieu du fond ? :
« Dans un sens vous évoquez beaucoup de valeurs qui
tendent à être des résultantes de l’objectif premier que je décrivais
précédemment. »
Donc vous suivez sans ajouter de plus-value à ce qui a déjà
été dit, vous ne faites que paraphraser en quelque sorte. Donc où voulez-vous en venir ?
Mais il semble que vous souhaitez tout de même la contradiction
en inversant cette fois la cause première énoncée et en la remettant à une place
de résultante :
« Quelque part, même la défense de l’intérêt du
peuple, est lui aussi une résultante, des droits de l’homme, et d’une nouvelle
pensée au sujet du genre humain, d’une nouvelle vision du monde, voire même
d’une nouvelle cosmologie. »
Et là on part sur une « nouvelle vision du monde, voire
même d’une nouvelle cosmologie. » pour appuyer et confirmer vos propos.
Pourquoi pas, mais affirmation ne vaut pas argument. Alors revenons simplement
à la base des droits de l’homme puisque vous évoquez ce sujet, la base de leurs
origines.
Les droits de l’homme proviennent donc des Lumières dont un
des buts était la lutte contre l’arbitraire. Pourquoi en sont-ils arrivés là ?
Parce qu’ils savaient pertinemment qu’une minorité dominante avait toujours la fâcheuse
tendance à devenir plus ou moins abusives. Ils ont donc souhaité mettre en
place des gardes fous dans le but d’éviter ces abus, des moyens ( que l’on oppose à des fins). D’où la naissance des
droits de l’homme. On en revient donc à cet objectif premier qui vise à
protéger les intérêts du peuple face à une minorité dominante qui a conduit à
établir ces garde fous que sont les droits de l’homme. On ne peut donc inverser
ce lien de causalité, et les droits de l’homme sont bien une résultante de cet
objectif premier qui visent à le préserver.
Je vous invite à lire ces livres sur l’époque des
Lumières si vous ne l’avait pas déjà fait (je vois que vous avez étudiez comme
moi les sciences sociales, j’imagine que je ne vous apprends donc rien) :
https://www.amazon.fr/dp/B006E5R9LS
https://www.amazon.fr/dp/B07XF7FJTC
Donc au final rien de nouveau, on chipote sur la forme au
lieu d’avancer sur le fond, et la question en gras n’est toujours pas
répondu. Aucune contradiction sérieuse n’est avancée. Je ne développerai donc
pas l’autre problématique de prendre des résultantes pour des dogmes établis
comme c’est des fois le cas, donc quitte à en oublier l’objectif premier et
aboutir à des contradictions, divisions et autres manipulations. Une autre problématique
s’il en est, mais comme on stagne toujours sur la base, que ça en devient
énergivore et que je n’ai pas envie de gaspiller mon énergie à aborder une
problématique plus complexe alors qu’on stagne déjà sur du simple ...
Donc oui, où voulez en venir (une question dont je n’attends
plus de réponse) ? Je rejoins et paraphrase cette fois l’avis de Bruno
Hubacher. Sauf votre respect on reste toujours dans le confus et je rajoute
même le verbeux. On parle un peu pour rien dire sans être réellement constructif.
Donc bon pour moi, inutile d’aller plus loin. En vous souhaitant tout de même bonne
continuation.