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Commentaire de jakem

sur L'extrême gauche tue


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jakem jakem 16 février 09:25

( suite 1 ) Cette dynamique a séduit Jean-Luc Mélenchon, qui a très tôt invité les militants de la Jeune Garde à ses universités d’été. Il est même allé jusqu’à accorder une investiture à l’un de ses fondateurs, triple fiché S, Raphaël Arnault, lui permettant ainsi d’être élu. Pour la première fois, des militants issus de l’ultragauche sont devenus députés. Raphaël Arnault est un exemple pour la Jeune garde. Un militant du Parti ouvrier international (POI), l’une des branches trotskistes les plus radicales, Jérôme Legavre, a aussi été élu parlementaire après avoir reçu une investiture de Jean-Luc Mélenchon, ainsi qu’un représentant du NPA. Tous ces acteurs, initialement situés en marge de la vie politique, sont entrés à l’Assemblée nationale grâce à ces investitures.

Dans le discours politique, cela correspond à une volonté assumée. Jean-Luc Mélenchon a en effet déclaré très tôt que son objectif était de « tout conflictualiser ». Dans cette perspective, il a besoin de personnalités portées vers la provocation et l’action directe dans la rue afin d’alimenter ce qu’il présente comme une confrontation avec l’extrême droite.

Il en a besoin car cela lui permet de mobiliser ses troupes et il attise régulièrement les tensions. Une vidéo circule sur les réseaux sociaux, issue d’un meeting. Sur ces images, Jean-Luc Mélenchon appelle ses militants à s’organiser et à adopter des méthodes impactantes vis-à-vis de leurs adversaires. Une telle formulation peut difficilement être interprétée autrement que comme une incitation à un engagement susceptible de dépasser le simple cadre du débat d’idées. Il y a une légitimation de la violence dans la mesure où les adversaires ne sont plus considérés comme de simples adversaires politiques, mais comme des ennemis.

Il est possible de constater ce phénomène depuis l’agression subie par Quentin. Il s’agit de coller l’étiquette d’« extrême droite », voire de « nazi », à n’importe quel adversaire afin de légitimer le fait de le frapper, de le mettre hors d’état de défendre ses idées. Cette volonté de déshumaniser l’adversaire constitue également une méthode classique des antifas, théorisée par l’un de leurs penseurs, l’historien Mark Bray, l’un des organisateurs du mouvement Occupy Wall Street.


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