@Luniterre bonjour,
Alors...Vous affirmez ; "... mais qui présente malgré tout les choses selon un schéma
politico-idéologique archaïque « droite-gauche »"
Vous avez le droit de le penser, sauf que ;
il me semble que le clivage gauche/droite ne se réduit pas à la seule
opposition autour de l’industrie du XIXᵉ siècle. Il renvoie plus largement à
des désaccords persistants sur la répartition des richesses, la propriété des
moyens de production — qu’ils soient matériels ou numériques —, le rôle de
l’État et la légitimité des écarts de revenus.
Or l’essor de l’IA ne neutralise pas ces questions ; il les déplace. Qui
détient les infrastructures technologiques ? Qui capte la rente algorithmique ?
Qui finance et décide des mécanismes de redistribution ? Ces interrogations
demeurent profondément politiques.
Peut-être faut-il effectivement repenser les catégories classiques. Mais
croire que le clivage disparaît me semble prématuré : tant qu’il existera des
choix collectifs à arbitrer en matière de pouvoir, de propriété et de
distribution, des lignes de fracture subsisteront — qu’on les nomme encore
gauche/droite ou autrement.
Chez Marx, le capitalisme est aussi : propriété privée des moyens de production, accumulation du capital, subordination du travail au capital, or ces éléments sont toujours centraux, même dans une économie automatisée ; les machines appartiennent à quelqu’un, les profits sont captés par des détenteurs de capital, l’accumulation reste structurante. Par conséquent affimer que nous sommes déjà “post-capitalistes” est conceptuellement très
discutable.
Or ces éléments sont toujours centraux.
Même dans une économie automatisée : Les
machines appartiennent à quelqu’un, les
profits sont captés par des détenteurs de capital, l’accumulation
reste structurant..
Donc
affirmer que nous sommes déjà “post-capitalistes” est conceptuellement très
discutable
D’autre par votre rejet du clivage « gauche/droite », suppose que les conflits de répartition, de
propriété et de pouvoir auraient disparu, or qui possède l’I.A ? Qui en capte la rente ?, Qui finance le revenu universel ?, Qui décide des règles ?
Ces questions sont intrinsèquement politiques, on peut vouloir dépasser le clivage
gauche-droite, mais on ne peut pas dépasser le conflit distributif.