Je suis un peu vieux pour savoir ce qui se passe dans nos écoles, mais plusieurs remarques :
1/ le métier de prof n’attire plus grand monde, et quand on est doué en maths, on préfère faire autre chose de plus rémunérateur. Comme par exemple, un métier où vous n’allez pas vous coltiner des parents hystériques car leur « génie » ne pourra pas intégrer telle école si vous ne notez à sa juste valeur.
2/ Il y a des collégiens qui voudraient bien d’un prof de maths tout simplement, alors qu’il soit capable d’inverser des matrices, tracer le diagramme de Nyquist d’un système en boucle fermée, c’est un luxe.
Pour enseigner que par deux points distincts, passe 1 et 1 seule droite, pas besoin d’un prix nobel. Même moi qui n’ait pas ouvert un livre de maths depuis 1996, je dois pouvoir enseigner en collège en m’y replongeant un peu. A priori, la définition d’un cosinus n’a pas changé depuis ma sortie d’école d’ingénieur.
3/ prof, ce n’est pas que de l’expertise dans son domaine, j’ai eu des profs de maths dont je me demande si ils pourraient encore enseigner actuellement... insultes si vous ne compreniez pas etc... Quand je vois qu’une prof de français a du aller au tribunal pour harcèlement car une élève s’est suicidée à cause d’elle. Sans vouloir jouer le vieux con (y en a déjà assez ici) mais dans les années 80/90, vous pouviez rendre un bulletin scolaire « finira au mieux militaire » sans que ça sorte dans la presse ou sur youtube. Maintenant, le prof doit enseigner, faire assistante sociale, monter des projets pédagogiques, faire des cours de moral, faire respecter la minute de silence car Tartempion est mort, et j’en passe...
4/ Bref, je suis assez admiratif de ceux qui postulent à ce métier devenu ingrat. Alors, on peut quand même pardonner qu’il ne sache pas calculer le cosinus hyperbolique d’une fonction fractale dans une géométrie non euclidienne, sous la gravité de la planète des Klingons.