Si je ne m’abuse, c’est faire la distinction en la démarche inductive et la démarche déductive. Dans ce cas, la seconde est implicite et la première explicite. Mais rien n’empêche l’élève d’utiliser la démarche inductive pour trouver la prémisse et d’utiliser la démarche déductive afin réaliser sa démonstration finale.
Je pense par ailleurs qu’il serait intéressant d’enseigner non seulement les mathématiques comme résultat statique déjà donné là-devant, mais comme résultat d’une histoire, avec ses tâtonnements, ses obstacles, ses découvertes merveilleuses, comme la dérivée qui résout le paradoxe de Zenon, ou les nombres complexes avec lesquels -1 trouve enfin sa racine carrée, ou les avancées logiques initiés par Bertrand Russel et Gottlob Frege, voire le dépassement de la logique binaire par Jan Lukasiewicz.
Les mathématiques ne sont pas figées et son histoire peut être passionnante. L’enseignement devrait aussi s’ouvrir à ce domaine