@La Bête du Gévaudan
« Le bloc central et social-démocrate finira probablement par se trouver un candidat (Hollande ou autre)... et cela est très souhaitable pour la paix civile dans ce pays. »
Je ne vois pas en quoi la social-démocratie a apporté la « paix civile » dans notre pays, qu’elle a au contraire grandement contribué à détruire en favorisant le climat de violence actuel, dont le meurtre de Quentin Deranque est un « aboutissement » qui ne doit rien au « hasard » vu les pratiques courantes des « services d’ordre » et autres « groupes d’autodéfense », en réalité milices politiques d’un « bord » et de l’autre.
Mais deux « bords » d’un même système, en réalité.
Et donc je ne vois pas non plus le « rapprochement » que vous tentez avec l’observation bien vue de Bauer :
« - Qui sera le général de Gaulle ?
- Et bien, c’est un grand débat et je souhaite qu’on en trouve un assez rapidement. »
Car à l’évidence l’idée d’un « De Gaulle social-démocrate » est désormais plus que jamais un oxymore, une impossibilité intrinsèque, une mascarade tragique.
De plus, De Gaulle n’était pas un lapin sorti d’un chapeau de magicien juste au moment idoine de l’histoire mais quelqu’un qui avait déjà longuement réfléchi aux nouvelles nécessités historiques de son temps, et même, manifestement, pour encore quelques générations à venir ensuite, vu que précisément on en parle encore !
J’ai donc sélectionné ce passage de Bauer parce qu’il semble correspondre à une attente de plus en plus légitime d’une partie lucide de la population française.
Néanmoins le fait est donc que cette attente risque fort d’être vaine, car vu la densité des événements politiques ces derniers mois, si un personnage de cette carrure politique était en capacité d’intervenir sur la scène politique ravagée de notre pays, il semble logique de penser qu’il serait déjà apparu au moins dans les prémisses du rôle, si l’on peut dire.
Ce qui ne semble donc pas être le cas.
Il reste donc à espérer qu’une réflexion collective sur la question d’une alternative s’inspirant des principes d’indépendance nationale puisse naître dans le pays, et à défaut de l’« homme providentiel » une sorte de « De Gaulle collectif » sous la forme, par exemple, d’un « laboratoire d’idées » fonctionnant réellement sur une base de travail non sectaire, réellement trans-courants, donc.
Une sorte de CNR de la pensée politique, pour commencer, d’où pourrait naître un mouvement populaire unitaire concret.
Luniterre