@Fanny
[Je corrige les coquilles de ma dernière réponse :( ]
C’est la façon de noter qui a beaucoup changé.
L’harmonisation faite après les épreuves du bac donnerait des sensations fortes à un matheux rigoureux. Un exemple : dans les années 2010, un inspecteur, dont je tairai le nom, demandait à tous les correcteurs réunis dans une salle, sans rire, de compter tous les points aux bacheliers qui n’avaient démontré qu’une seule implication, alors que l’énoncé demandait de prouver une équivalence.
Et cela, alors que le candidat ne signalait pas du tout qu’il avait été bloqué dans la seconde équivalence, bien sûr.
Normalement, cela constitue une erreur grave de raisonnement pour qui pratique les mathématiques, et l’on ne peut absolument pas obtenir tous les points réservés à la question quand on passe à côté. Tout au plus pouvons-nous être bienveillants et compter la moitié de la note correspondant à la question, même si le candidat n’a pas signalé sur sa copie qu’il ne démontrait qu’une seule implication, alors qu’il aurait fallu en montrer deux. C’est sa responsabilité de « rédiger proprement ».
Doit-on préciser qu’il s’agissait du bac S, considéré comme devant réunir des élèves formés aux sciences ?
Une seule enseignante s’était levée contre ce propos. Tous les autres collègues ont laissé faire, pour rester dans leur zone de tranquillité. L’inspecteur a alors promis de venir très vite inspecter cette enseignante, sans que personne ne bronche dans la salle. Des menaces donc, pour contenir toute réflexion libre qui pourrait être engagée pendant cette harmonisation avant correction, avec l’établissement du barème à appliquer.
Ne pas sanctionner une erreur grave de raisonnement dans une filière qui se voulait scientifique, c’est un comble, et laisse présager la qualité des élèves que l’on envoie dans le supérieur.
Si cela ne suffit pas, le jury donnera des points au candidat pour qu’il puisse réussir son épreuve. Voilà comment arriver à 92% de taux de succès au bac général !