@yvesduc
Bonjour. Et merci pour ce retour. Et d’accord avec vous au sujet de Jean-Pascal Zadi. Il est bon dans ce « Rêve américain », rôle qui lui va comme un gant — ou plutôt comme une basket.
Sans forcer le trait (pas de surjeu saoulant, ce qu’on pouvait craindre — vous savez, cette fâcheuse tendance à en faire trop pour chercher le rire à tout prix), et ça fonctionne très bien.
« Ça peut ressembler à une mauvaise nouvelle… » : eh oui, excellente réplique ! Je l’avais oubliée, celle-là, dans leur recensement — mais il y en a tellement. C’est drôle tout en faisant mouche : ça fait réfléchir. Comme quoi, le sport, ce n’est pas que des « gros bras » et un petit cerveau, pour paraphraser une réplique culte de Bébel (alias le commissaire Letellier), à la sauce Audiard, dans l’un de ses films populaires, « Peur sur la ville » (1975, Henri Verneuil) : « Dans le fond, qu’est-ce que c’est que les muscles ? Quelques grammes de gélatine durcie placée où il faut… »
« Je trouve que l’acteur Zadi n’a pas la reconnaissance qu’il mérite en France ! » Euh… ça vient, ça vient. Il faut dire que l’acteur-réalisateur a dû récemment rebondir après un bide retentissant en 2025, « Le Grand Déplacement » (130 000 entrées seulement, alors que le budget était hénaurme).
Mais celui-ci, « Le Rêve américain », dans lequel il n’est « que » acteur — un feel-good movie qui fait du bien (surtout en ces temps de sinistrose ambiante, avec des conflits larvés un peu partout dans le monde) —, via le basket comme madeleine de Proust ou « doudou », trouve son public. Applaudissements nourris à la fin de la projection dans une salle UGC parisienne où j’étais. Pour l’instant, en deux semaines d’exploitation, plus de 360 000 entrées : ce n’est pas mal, vu la concurrence (le carton du « Marsupilami »). Et son capital sympathie est bon — film drôle, positif, attachant, sans être niaiseux — donc il devrait continuer sur sa lancée. Bref, la balle est dans son camp — et pour l’instant… panier !