@jakem
( suite et fin ) ... Vu du Quai d’Orsay, c’est « un risque d’embrasement ». Vu de Dubaï ou d’Abu Dhabi, c’est très nouveau et affolant. Mais vu de Kiev (où je suis), ce n’est qu’un jour parmi d’autres. Les drones iraniens Shahed s’abattent déjà toutes les nuits sur la ville pour terroriser la population et servir les buts de guerre de M. Poutine. On descendait déjà à l’abri. Autant le faire le sourire aux lèvres, en sachant que les responsables sont enfin punis. Même sentiment en Israël, où la population a déjà l’habitude des alertes à cause du régime iranien, de ses drones, de ses missiles, ou de roquettes lancées par ses proxys, quand elle ne subit pas des assauts monstrueux comme le 7-Octobre. Une simple répétition de ce que pourrait faire le régime des mollahs s’il se dote pour de bon de l’arme nucléaire. Lui qui jure depuis trente ans de rayer de la carte le « petit Satan » (Israël) et promet la mort du « grand Satan » (les États-Unis). Eh bien, pour une fois, le petit et le grand « Satan » lui ont répondu.
Pas dans n’importe quel contexte : le peuple iranien se soulève pour la énième fois pour s’en débarrasser, après les massacres de plus de 30 000 civils en deux jours par ce régime. Il est devenu clair pour les Iraniens et les Iraniennes qu’ils n’arriveront jamais à le renverser seuls ou à mains nues. Il ne s’agit pas d’une guerre impérialiste ni d’une invasion. Il s’agit d’éliminer suffisamment de tueurs au pouvoir pour permettre aux démocrates de reprendre leur pays en main, afin qu’une dictature cesse de menacer la paix de la région et du monde. Et cela change tout. Car c’est précisément ce qui sépare une guerre injuste d’une intervention risquée, mais qui vise juste. >>