@ERIC F
Bonjour,
Effectivement
c’est le risque. Je ne suis pas contre le référendum, loin de là, mais le sujet
doit concerner la quasi-totalité du Pays et ses habitants, sans prendre compte
évidemment ce qui se passe ailleurs, parce que Pierre, Paul ou Jacques font
mieux. Restons dans le cadre de ce qui est faisable dans notre Pays.
La
problématique ou plutôt la montée de la demande de référendum est mon sens est
plus globale, elle est issue non pas de notre modèle électoral, mais du mode de
fonctionnement de notre système politique, une fois les droits d’exercice
accordés.
Est accordé
mandat à un élu, par les électeurs, sur la base d’un « cahier »
pompeusement appelé « programme » soit disant fournissant les "grandes
lignes". Or, force est de constater que sont exécutés par les dits élus
des actes, sont pris des décisions et autres, loin d’être en concordance avec
ce qu’il était prévu. C’est selon moi un problème majeur. Toutes excuses
prétextant qu’il est impossible de décrire dans un programme le détail de ce
qui doit être réalisé est non avenu, laissant croire qu’ils ne sont pas sûr de
leur fait et qu’ils « géreront » la destinée du Pays au jour le jour.
Ils ont
mandat pour diriger le Pays, mais dans un cadre défini et écrit par eux. C’est
la base, le fondement de leur élection et tout autre sujet, sortant de ce cadre
légal, se devrait à mon sens faire l’objet d’un référendum. Et non pas être
traité eux, sans notre consentement ou blanc sein sous le prétexte qu’ils sont « élus »
au nom du fameux intérêt général qui à bon dos, oubliant qu’ils le sont dans un
but précis, énoncé et pas autre chose.
Ainsi un
parti majoritaire ou non, devrait exiger un référendum dès lors que le sujet
sort de la ligne prévue et qu’il engage les citoyens dans une voie inconnue. Il
en va de même aussi pour la Présidence dont les « droits » devrait être
plus limité qu’ils le sont. Ainsi un traité, un accord toujours non prévu, engageant
la destinée de la France, bien au-delà de son mandat, se doit d’être validé par
l’électorat et sa parole ne devant pas qu’être consultative.
Car les
Présidences sont éphémères, par contre le peuple les citoyens ne le sont pas et
devrons assumer.
C’est pour
cela que je dis, que le référendum est une procédure qui n’a rien à voir avec
une sorte de débat à main levée, pour tout ou rien, car ce dernier ne doit
porter que sur des sujets concernant le Pays engageant l’ensemble de ses
citoyens, ils se doit donc d’être clairement porté à leur connaissance et recueillir
au préalable un assentiment global sur le fond de 10%, avant un passage aux
urnes (électronique ou pas) définitif.
Mais ont à
le droit de rêver à la démocratie non ?