Il n’y a pas de raisonnement possible sur les bulles boursières. La bourse a été conçue comme une machine à bulle pour tirer partie des émotions et des (très) mauvaises décisions que ces émotions font prendre.
Pourquoi la bourse est une machine à bulle ? C’est très simple : c’est la loi de l’offre et de la demande inversée. Si une action monte, alors tout les « investisseurs » achètent ... ce qui fait monter le prix de l’action. C’’est le contraire de la loi de l’offre et de la demande car évidemment, quand un bien devient plus cher, en général, la demande diminue. Sauf que la bourse est « théorisée » comme un « investissement » : on achète des actions en espérant qu’elles vont monter. Mais c’est pareil en cas de baisse : si les actions chutent, alors ceux qui en ont les vendent, ce qui fait encore plus chuter les actions, ce qui accélère la vente de ceux qui en ont gardées, etc...
On ne peut pas raisonner avec le système capitaliste car sa loi fondamentale qui fixe les prix (pour les actions comme pour les produits), la loi de l’offre et de la demande, est basée sur l’émotion et la tromperie : ceux qui possèdent les médias pour propager les rumeurs sont ceux qui font des affaires, car ils déclenchent les variations de prix, ils sont donc au courant avant les autres.
D’ailleurs le principe même de la bourse est esclavagiste : on achète une part d’entreprise, et on espère, sans rien faire, comme par magie, que ça va augmenter. Tout capital a tendance à se dévaloriser avec le temps : il faut le maintenir, le réparer. Dire que le capital peut rapporter de manière intrinsèque, c’est doublement voler les travailleurs. Mais si on accepte ce principe immoral, la valeur d’une action devrait varier selon les rapports comptables de l’entreprise, pas selon les actions émotives de nombreux investisseurs volontairement mal informés pour les piéger (voler).
Si on veut raisonner en économie, il faudrait pouvoir mettre les émotions de côté, et donc il faudrait en finir avec la loi de l’offre et de la demande. Les prix devraient être fixés par le temps de travail honnête (capital et outils amortis comme temps de travail également). Si les produits sont en quantité insuffisante, on partage tant qu’il en manque et on investit pour en produire plus : soit on travaille plus si c’est une demande temporaire, soit on construit du capital pour aller plus vite à produire (aucune séparation à faire entre le travail pour investir et le travail pour produire : des calculs parfaitement idiots, quand on connait exactement la demande, permettent de savoir à quel point il faut investir). Pour résumer, il n’y a aucune raison valable de privatiser les investissements issus d’une collectivité, il faut les décider collectivement pour minimiser le travail horaire global (ça peut être un calcul scientifique).
La monnaie (ou l’or : pourquoi limiter l’activité économique à cause d’une denrée rare ?) ne permet pas de raisonner en économie, car elle ne définit ni valeur, ni comment les prix se forment (ce sont les émotions qui le font). Il faut partir de données qu’on peut définir sans ambigüité : l’heure de travail est une donnée qui a un sens et si on échangeait des heures de travail ... et bien le vol et le parasitage seraient « malheureusement » impossible.
Quand on comprend le réel but du capitalisme (le vol à grande échelle), alors la bourse s’explique très facilement (comment voler encore plus, on a pu le voir avec les retraites par capitalisation aux US), et les bulles boursières ne seront jamais « résolues », puisque c’est la fonction même de la bourse.