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Commentaire de Bruno Hubacher

sur Pour une initiative citoyenne/populaire des référendums plus démocratique que les pétitions


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Bruno Hubacher Bruno Hubacher 10 mars 07:36

@Lucadeparis
C’est possible. Les 40 % de taux de participation aux votations dont je parle sont une moyenne sur une plus ou moins longue période. Lors des dernières votations du 8 mars celui-ci était de 55 %. Mais peu importe, c’est trop peu. Ce chiffre devrait être à 90 %, car si les Suisses sont « très confortables dans leur vie et leur système politique pour ne pas aller voter », comme vous dites, ils ont tort, car il y a des forces dans ce pays, politiques et économiques, et non les moindres, qui verraient d’un bon oeil l’abolition, ou du moins un affaiblissement de ces outils de censure puissants que sont l’initiative populaire et le référendum facultatif, en augmentant sensiblement le nombre de signatures nécessaires pour leur aboutissement par exemple. 

Les suisses sont appelés aux urnes en moyenne quatre fois par année sur un certain nombre d’objets précis, au niveau fédéral, cantonal et communal, en dehors des élections parlementaires. Ce sont parfois des objets d’une certaine complexité, comme par exemple l’achat d’une série d’avions de chasse pour l’armée d’une valeur de 16 milliards CHF, ou l’octroi d’une treizième rente aux retraités, dont le mode de financement fait encore débat d’ailleurs. Mais peu importe. 

Ce qui importe c’est la « direction » dans laquelle le peuple indique à ses élus qu’il veut que la société se dirige. Ce qui compte donc c’est le nombre d’objets au sujet desquels l’électeur s’exprime et que ces d’objets concernent tous les aspects de la vie publique. Il n’est pas nécessaire de connaître en détail chaque objet de vote, puisqu’en cas d’acceptation on sait très bien que l’exécutif, si le résultat ne lui plaît pas, fait trainer son application ou essaye de diluer son contenu. Aucun système n’est parfait. 

Quand l’électeur n’a pas d’avis, il peut toujours voter blanc, ce qui importe c’est qu’il vote, même blanc. C’est le nombre de sujets soumis au vote et leurs résultats qui indiquent au législateur et à l’exécutif dans quelle direction le peuple veut que la société se dirige. 

La Suisse est probablement le seul pays au monde qui contrôle réellement ses élus et quand ce n’est que la moitié des électeurs qui se déplace aux urnes, il y a un problème, car les forces qui voudraient en finir avec cette démocratie directe, et ces forces sont puissantes, se sentent ainsi confortés. 
 


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