@Com une outre
Désolé de faire une réponse un peu longue, mais votre remarque est
très intéressante et j’avais d’ailleurs prévu d’en parler,
mais je ne l’ai pas fait afin de rester concis.
Je suis tout à fait
d’accord avec vous sur le fait de ne pas élire n’importe qui, et
surtout les mâles dominants belliqueux. Mais n’oublions pas que
certains chefs d’État ne sont pas vraiment élus, et si j’approuve
entièrement votre expression de « soi-disant démocratie » en
ce qui nous concerne, il est des pays où le citoyen n’a même pas
l’occasion de passer aux urnes. Enfin, je vous accorde largement
que, souvent, ce ne sont pas les peuples qui veulent la guerre, mais
leurs dirigeants. Je suis toutefois un peu plus nuancé. En restant
objectif, il faut bien reconnaître que certains acceptent facilement
d’aller à la castagne et peuvent à l’occasion y prendre
plaisir. Par ailleurs, comment ne pas évoquer les bons pères de
famille, qui ne souhaitent que vivre sereinement, mais qui sont fiers
de se lever tous les matins pour aller imaginer ou fabriquer des
armes de plus en plus destructrices ? Alors, si, effectivement, ce
sont bien les hommes de pouvoir qui décident de la guerre, il y a
derrière eux toute une partie du peuple qui leur donne les moyens de
passer à l’acte, et parfois sans en avoir conscience, et, sans
qu’il soit question d’élections. Et c’est bien une éthique
personnelle de chacun résolument tournée vers la paix qui pourrait
leur couper ces moyens. Il faudrait faire en sorte que, s’ils
voulaient la bataille, les chefs devraient la mener eux-mêmes, à
poil et avec de simples bâtons…