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Osirys-JPP

Osirys-JPP

Musicien - Philosophe - poète - créateur d'univers
JPP, moi, est un penseur grandement autodidacte. Ma démarche s’inscrit hors du cadre universitaire et repose sur un travail de recherche personnel motivé par un long questionnement sur le monde autant que sur moi-même. Cette quête a débuté par des « comment » avec une approche scientifique, puis sont venus les « pourquoi » via la philosophie et l’histoire des constructions sociales. À la fin, comme on pouvait s’y attendre : aucune solution définitive.
Ensuite, je considère qu’un discours ne tient que par sa cohérence interne, la solidité de ses arguments et la possibilité qu’il offre de répondre à certaines interrogations. Ainsi, le « d’où parles-tu » n’a pas de sens. Seul compte ce qui est dit, le reste est sans importance.
Alors, oui, j’ai un peu réfléchi à ce que peut représenter l’existence. Mais le texte, comme tel, ne m’a pas suffi, j’ai aussi écrit beaucoup de musique. Elle permet d’aller bien au-delà des mots…
Voilà.
Ensuite, si le cœur vous en dit, pour lire, écouter ou regarder vous pouvez consulter le site du collectif Osirys.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/03/2026
  • Modérateur depuis le 18/04/2026
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Derniers commentaires



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 23 juin 18:00

    @jjwaDal

    Bonjour.

    D’abord, merci pour ce commentaire de qualité.

    Commençons par le titre. Ce n’est qu’un titre et il dénote, c’est vrai, ce qui semble être une alternative incontournable au sujet de la conquête interplanétaire. Mais, l’article est beaucoup plus nuancé sur ce point. Ce n’est pas le spatial dans son ensemble que je rejette. C’est l’idée qui consiste à négliger les dégâts que nous causons sur Terre, autant que fermer les yeux sur les inégalités criantes qui s’y rencontrent encore en posant pour acquis le fait que nous pourrions aller vivre sur d’autres planètes et, en quelque sorte, repartir à zéro. Ce que je n’accepte pas, c’est la vision d’Elon Musk, qu’il a bien présentée comme telle, et qui est celle-ci : il faut coloniser Mars, car l’humanité va s’éteindre ici. Mars est une assurance-vie. Si je devais écrire cela en langage de tous les jours pour être plus clair, ce serait : «  foutons le bordel à la maison, c’est pas grave, on ira ailleurs après  ». Mais sur le spatial dans l’ensemble, je ne jette pas le bébé avec l’eau du bain.

    Venons-en maintenant à l’aspect budgétaire. Certes, le budget consacré à l’espace reste modeste comparé à d’autres, mais il pourrait être réalloué à des urgences immédiates et vitales, telles que le climat, la santé ou l’accès à l’eau potable. Peu importe ensuite que les capitaux soient publics ou privés. On nous le répète assez souvent : il n’y a pas d’argent magique, alors ce que l’on investit ici ne pourra pas l’être ailleurs. Le spatial est intéressant pour la recherche, pour explorer et apprendre, et aussi afin d’asseoir certaines technologies. Mais s’il s’agit d’aller coloniser d’autres planètes, ce n’est pas une priorité. En somme, nous devrions envisager la chose avec parcimonie. En 2024, pour de multiples raisons, 8 % de la population mondiale souffrait encore de sous-nutrition chronique. N’est-il pas plus urgent de régler cette question avant de vouloir s’implanter dans un désert empoisonné  ? Et des sujets de ce type : il y en a d’autres.

    Évoquons ainsi l’extinction des espèces en cours (et elle est bien documentée et confirmée). Comment pourra-t-on, avec la technologie, ressusciter les oiseaux colorés et chanteurs qui peuplaient mon jardin quand j’étais jeune  ? (et croyez-moi, leur disparition est visible, il ne s’agit pas que de chiffres dans des rapports). Pensez-vous que des petits robots boostés à l’IA auront la même «  valeur  »  ? Pourquoi je parle de cela  ? Parce que sur Mars, ou ailleurs dans le système solaire, il n’y aurait que ces machins pour égayer un peu la prison des colons. Car quand je vois les astronautes dans la station spatiale, ce qui me saute aux yeux est un univers carcéral. C’est exigu, totalement artificiel et il est hors de question de sortir. Cela ne me semble supportable qu’avec la certitude que l’on rejoindra bientôt la terre et le vivant. Ainsi, n’en déplaise aux amateurs du genre, et oui, c’est une impression personnelle, les magnifiques vaisseaux qui parcourent les galaxies ne sont pour moi que des prisons dorées…

    Vous minimisez peut-être certains sujets qui devraient nous préoccuper davantage que la conquête spatiale. La Terre est, pour l’instant, le seul écosystème viable connu. Les priorités doivent donc être tournées vers ce qui nous concerne ici et maintenant. La question n’est alors pas de choisir entre la Terre et l’espace, mais de hiérarchiser. Il n’y a aucune urgence à conquérir le cosmos qui justifie de détourner des moyens qui pourraient aider à résoudre les crises terrestres.

    Bien entendu, on peut, sans doute même faut-il, rêver des étoiles, mais pas au détriment de ceux qui manquent encore de l’essentiel… Je ne pense donc pas que les grands sauts sont inutiles, mais je reste lucide. Je sais qu’ils peuvent apporter autant de bienfaits que de malheurs, tout changement n’étant pas forcément synonyme de progrès. Et c’est à cela que tient mon article : nous devrions établir des priorités en termes de développement technologique qui visent à favoriser un monde convivial et durable où les inégalités seraient réduites. Le reste peut attendre.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 20 juin 15:33

    @John

    Bonjour. Effectivement nous savons que certains mécanismes destructeurs déjà engagés ont des conséquences qui ne sont pas réparables sur le court terme. Donc sur certains points il est trop tard. Nous ne ressusciterons pas les espèces déjà disparues et l’incidence du réchauffement climatique durera des centaines d’années quoi que nous fassions. Pour autant, cela n’est pas une raison de baisser les bras, et, surtout, nous pouvons encore ralentir le rythme en commençant par renier notre dieu croissance.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 20 juin 15:25

    @Jean Keim

    Bonjour. Le plus simple serait déjà d’aller prendre l’argent des super riches. Cela freinerait leur ardeurs et cela réduirait les inégalités...



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 20 juin 15:22

    @pemile

    Merci, je vais aller voir ça.



  • Osirys-JPP Osirys-JPP 20 juin 15:14

    @Julian Dalrimple-sikes

    Bonjour.

    Vous dites que l’humanité serait en position de suicide. C’est un peu le cas, mais ce sont avant tout nos modes d’organisation qui nous y poussent. Or, ceux-ci n’ont rien d’inéluctable et ne dépendent que de nous. Donc, bien que ce soit loin d’être gagné, nous pouvons essayer de les changer. Ensuite, naître n’est pas mourir. C’est démarrer votre unique expérience du monde. Après la mort, nul ne sait. Mais ente les deux, vous semblez oublier l’essentiel : la vie. Enfin, non, la disparition d’un être vivant, à plus forte raison un être humain, n’est jamais une délivrance. Il s’agit toujours d’une perte irréparable de ce que l’univers a engendré de plus précieux.

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