@sylvain
Je suis d’accord que les renouvelables ne sont pas les seules responsables de la montée inéluctable des prix de l’électricité mais elles ont beaucoup contribué à cette situation en association avec des décisions politiques mortifères que j’ai évoquées plus loin dans mon autre commentaire.
Elles ont permis de mettre en place un ensemble d’opérateurs qui ont profité de l’aubaine de subventions généreuses sur la base de prix de rachat très avantageux grâce à des actions de lobbying sans précédent et un soutien politique sans faille de toute une frange d’idiots utiles dont la seule motivation est l’arrêt du nucléaire.
Ces opérateurs sont parmi les premiers responsables de la financiarisation du secteur que vous dénoncez avec justesse.
Les ENR ne font pas baisser les prix de l’électricité : il suffit de voir l’évolution des prix en Allemagne depuis la mis en place du fameux ’Energiewiende’ et en France depuis la mise en place à marche forcée des filières intermittentes associé à un sabotage en règle de notre savoir-faire nucléaire.
En Allemagne, le très fort taux d’implantation des ENR a longtemps masqué le désastre grâce à l’utilisation massive du gaz russe indispensable pour compenser l’intermittence, qui permettait du même coup de légèrement diminuer les émissions de gaz carbonique du pays.
Le sabotage du gazoduc Northstream 2 a fait chavirer ce beau discours écologique et aujourd’hui l’Allemagne voit son industrie en grand danger malgré le recours indispensable aux bonnes vieilles centrales à charbon.
En France, les taxes qui représentent plus de la moitié de la facture des particuliers sont plus ou moins directement liées au développement des renouvelables.
Leur l’insertion dans le réseau électrique pèse et va peser de plus en plus lourd et est estimé dans les quelques années à venir entre 200 et 300 Milliards d’euros, dépense obligatoire du fait du développement des ENR.
Comme en plus, l’extension des puissances ENR installées ne supprime en rien la nécessité d’avoir en permanence une puissance pilotable proche des pics de consommation maximale (de l’ordre de 110GW je crois), le développement des ENR ne conduit qu’à surdimensionner notre parc de production électrique sans utilité technique mais avec un vrai coût, évidemment payé par le contribuable.
Le solde de l’intermittence est donc hélas très nettement négatif en terme économique, sans bien sur parler de la difficulté croissante pour le maintien de l’équilibre complexe du réseau électrique européen, des problèmes de sureté déjà mentionnés et hélas, du bilan écologique catastrophique.