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Commentaire de Giuseppe di Bella di Santa Sofia

sur Le syndrome cambodgien : pourquoi l'illégalité de la guerre en Iran est un devoir moral


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@Thot

Épargnez-moi vos leçons de morale de salon. Utiliser le génie des femmes iraniennes pour valider le régime islamiste et criminel qui les opprime est d’une indécence rare.

Oui, la première médaille Fields était iranienne, et c’est précisément là que réside la tragédie : Maryam Mirzakhani a dû s’épanouir à Stanford, loin d’une théocratie qui l’aurait obligée à soumettre son intelligence à l’arbitraire d’un « Guide » médiéval. Citer le succès des femmes dans les STEM comme un satisfecit pour le régime est un contresens total : elles réussissent malgré le système, pas grâce à lui. Quel intérêt d’être diplômée en ingénierie si l’on peut être arrêtée, battue ou tuée dans la rue pour une mèche de cheveux qui dépasse ?

Quant à vos références aux 4 000 ans d’Histoire, elles sont hors-sujet. Le respect pour le peuple iranien consiste à soutenir son aspiration à la liberté, pas à embrasser les babouches de ses geôliers barbus au nom d’un relativisme culturel paresseux.

Gardez votre « paille » et votre « poutre » pour vos exercices de rhétorique. Ici, on parle d’un peuple que l’on pend aux grues de chantier. Votre aveuglement n’est pas du respect, c’est de l’insulte.


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